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Réforme territoriale : vous voulez jouer à 13 ou à 15 ?

30 Octobre 2014, 17:01pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Sous ce titre – chacun appréciera le clin d’œil de son auteur qui reconnait « Qu’il y a quelque chose de cocasse dans le fait que le débat parlementaire sur le réforme territoriale se mette à ressembler à un match de rugby, sport fétiche de nos terroirs – sous ce titre donc la rédaction du site Le Point.fr tente de faire le point sur les choix, différents bien sûr, des députés et des sénateurs qui refont le match…
L’Assemblée Nationale, à ce jour, a voté pour 13 régions, le Sénat de son côté discute de 15 ; en donnant l’autonomie à l’Alsace (Qui serait détachée du projet de fusion avec les régions Lorraine et Champagne-Ardenne) et au Languedoc-Roussillon (Qui n’épouserait plus Midi-Pyrénées).
Et comme le souligne Jérôme Cordelier, le journaliste de Le Point.fr « la partie risque de s’éterniser, jusqu’aux prolongations (…) ».
Je me réjouis, concernant le Languedoc-Roussillon, de lire Le Point.fr qui reprend mon argumentaire, s’agissant de la Commission sénatoriale qui ne voudrait pas de la fusion Midi-Pyrénées avec Languedoc-Roussillon… « Un gage, écrit Le Point.fr, au groupe des sénateurs radicaux, dont le président du conseil régional, très hostile à ce mariage, Christian Bourquin, décédé depuis (et auquel Manuel Valls a rendu un bel hommage dans son discours), était un éminent représentant ? Peut-être. Mais là où le bât blesse, c’est que sur place une bonne partie des maires sont, eux, favorables au rapprochement de ces deux grandes régions. En tout cas les édiles des principales villes, comme Montpellier, Narbonne, Carcassonne et Perpignan. Le maire de la cité catalane, l’UMP Jean-Marc Pujol, passionné de géographie, nous résume ainsi l’enjeu : « L’économie montpelliéraine, que je connais très bien, n’est pas une économie industrielle mais de services, constate-t-il. Et Midi-Pyrénées représente un arrière-pays industriel, et d’une industrie qui sera porteuse dans les trente années qui viennent, l’aéronautique. Mais Midi-Pyrénées manque de débouchés maritimes, que nous avons, nous, en Languedoc-Roussillon. Il existe donc entre nos deux régions un intérêt partagé considérable ». Cette future grande région, cet élu, qui n’est ni conseiller régional, ni parlementaire, propose de l’appeler Pyrénées-Méditerranée. Un nom qui claquerait comme un étendard partout dans le monde. Pas bête. Et à Paris, ils en pensent quoi ? ».