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Eco… logiques ?

26 Février 2016, 10:28am

Publié par Jean-Marc Pujol

Certains s’émeuvent dès qu’ils ne perçoivent plus le bruit d’une bestiole qui se déplace, dès qu’ils n’entendent plus le hululement d’un oiseau de nuit sur sa branche, ou le guano d’un étourneau s’écrasant sur un pare-brise… ils n’imaginent pas vivre sans le battement d’ailes d’un moustique. Ils sont bien sûr é-co-lo-gistes !
Dans un jardin public, il va de soi qu’ils préfèrent les cris (ultra-sons) d’une chauve-souris à ceux d’enfants qui jouent.
Ces « Ayatollahs à la chlorophylle », comme les avait si joliment affublé feu Jean Marti – ancien maire de Cerbère… qui avait également mis en boîte la tramontane ! – refusent catégoriquement d’anticiper les évolutions de la société et s’insurgent, s’élèvent, contre toute intervention citoyenne.
Le rôle d’un élu de proximité, c’est aussi – et surtout – de prendre le pouls des habitants à travers leur avis, c’est mesurer leur perception d’un problème, d’un événement, leur niveau d’information et de satisfaction. D’où la mise en place des Conseils de quartier. Car la population est effectivement un acteur essentiel du changement dans l’air du temps. C’est, pour résumer, consulter pour mieux débattre. Dans ces débats, les défenseurs de l’Environnement ont naturellement toute leur place. Souvent d’ailleurs, leurs analyses, leurs expertises, leurs témoignages, sont essentiels. Leur sens de l’observation, même poussé à l’extrême, peut constituer un excellent indicateur pour préserver la Qualité de notre environnement, justement.
Je m’étonne cependant à chaque fois des caricatures ambiantes et frustrantes que certains esquissent d’un coup de crayon, avec la même énergie d’une… tronçonneuse. C’est à se demander « Qui massacre quoi ? ».
Avec mon équipe municipale, nous sommes engagés dans une véritable transition urbaine et les Perpignanais pourront nous juger cartes en main, à la fin du mandat, en 2020. Le retour de l’Université en centre-ville, la mise en place d’animations diverses, les réflexions sur la circulation, la culture et la mobilité font partie de cette rénovation programmée. Tout comme nos espaces naturels, les trames vertes. Il faut savoir maîtriser les variations de la faune et de la flore qui nous entourent pour mieux les protéger. C’est presque un engagement de « santé publique ».
J’assume mes responsabilités : il ne s’agit pas de défigurer la ville, de détruire ses repères, mais bien au contraire de l’embellir pour y maintenir la Vie et faire revenir en son cœur celles et ceux qui l’on quittée.