Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

« La primaire » : un premier débat correct, poli… intéressant

14 Octobre 2016, 11:17am

Publié par Jean-Marc Pujol

Ce n’est pas parce qu’on n’est pas passionné ou passionnant, qu’on est sans intérêt. Ce n’est pas parce qu’on ne hurle pas et qu’on ne vocifère pas, qu’on a rien à dire. A l’occasion de leur premier débat télévisé dans le cadre de « la primaire » de la droite et du centre, les sept candidats en compétition ont fait preuve de tenue - mais pas de retenue !, puisqu’ils se sont exprimés sur toutes les questions posées - sur les sujets économiques, politiques, sociaux et judiciaires exposés par les journalistes-animateurs. Je n’entrerai pas dans la discussion de savoir ou de chercher à convaincre « Qui a été le meilleur ? », « Qui a gagné ? », « Quel est le vainqueur ? », deux autres débats télévisés sont programmés et celui d’hier soir avait lieu cinq semaines avant le 1er tour de l’élection.

Ce que personnellement je retiens de cette première confrontation, c’est la correction des échanges, aucune manifestation d’agressivité ou de règlement de comptes dans le propos des un(e)s et des autres, une ambiance qui s’est déroulée dans une atmosphère exemplaire, dans un climat modéré sur le fond comme sur la forme. Celles et ceux qui attendaient un moment de « punching-ball », qui espéraient une succession de coups fourrés et de coups tordus, ceux qui guettaient le croche-pied fatal, seront restés sur leur faim et c’est tant mieux ainsi.

Beaucoup de chiffres ont été donnés, j’imagine que nombre d’éditorialistes, d’experts en tous genres, de fins limiers polémistes, vont se lâcher et s’évertuer à les décortiquer pour avec encenser ou tenter de flinguer leurs auteurs. C’est leur « job », comme on dit !

Ma conclusion est que ce premier débat a été une réussite pour la droite et le centre. Nos électeurs n’en attendaient pas moins. Ils ne souhaitaient surtout pas voir des candidat(e)s s’écharper en-dessous de la ceinture comme on le constate hélas en ce moment de l’autre côté de l’Atlantique…