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Hamon et le chaudron socialiste… c’est « Au-delà du réel » !

23 Janvier 2017, 10:50am

Publié par Jean-Marc Pujol

Comme dans la chanson de Guy Béart – « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté… » - telle est l’atmosphère qui semble se dégager de ce 1er tour de l’élection « primaire » de la gauche…
Nous avons un candidat, Benoît Hamon, qui multiplie les promesses « irréalisables et infinançables » (c’est un autre postulant socialiste à la présidentielle qui l’assure en la personne de l’ex Premier ministre Manuel Valls). Nous avons un 1er secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui en milieu d’après-midi, de la journée d’hier dimanche 22 janvier 2017, « salue le succès de la participation, plus proche des 2 millions d’électeurs que du million et demi (…) ». Plus tard dans la soirée, grâce aux journalistes de France Info, nous apprendrons que ce chiffre de la participation annoncé par le 1er secrétaire du PS est totalement fantaisiste, car les vrais résultats confirment une participation bien en deçà : entre 1 250 000 et 1 300 000 participants. C’est un échec cuisant pour les socialistes (ne serait-ce que par rapport aux près de 4 300 000 votants le 20 novembre 2016 lors du 1er tour de la « primaire » de la droite et du centre…).
Les temps sont durs pour les socialistes, en particulier pour leur 1er secrétaire obligé de jouer aux équilibristes, positionné à l’écart de la vérité des faits et des chiffres. Alors, il a trouvé son bouc-émissaire : la presse devenue « Macronphile ». On croit rêver…
Hier, nous avons assisté à un spectacle affligeant, celui du naufrage du PS. Il ne faut surtout pas se réjouir de l’affaiblissement d’un parti qui a un rôle essentiel à jouer dans le fonctionnement et l’expression de la Démocratie française. A l’issue de ce premier tour de la « primaire » interne à la gauche, Hamon l’illusionniste a su tirer son épingle du jeu, en bluffant un électorat à coups de promesses effectivement « irréalisables et infinançables ». Ces effets d’annonce seraient burlesques, facétieux, distrayants – « granguignolesques » comme aurait dit un ancien président – s’ils n’étaient pas in fine dangereux tout simplement.
Car ces promesses « au-delà du réel » ne peuvent trouver leurs racines dans la réalité de notre société déjà très endettée.
La politique n’est pas un « show », et la défaite du raisonnable Valls dimanche prochain ouvrirait la porte à un populisme de gauche incarné par Hamon, mais très dangereux pour notre démocratie.