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A Paris pour faire entendre la « voie » de Perpignan sur le TGV

24 Janvier 2018, 11:01am

Publié par Jean-Marc Pujol

Jean-Marc Pujol, Carole Delga, Jean-Louis Chauzy et Jean-Luc Moudenc.

Jean-Marc Pujol, Carole Delga, Jean-Louis Chauzy et Jean-Luc Moudenc.

J’étais hier à Paris aux côtés de la présidente de la Région, Carole Delga, et de mon ami le maire de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc, pour assister à une réunion concernant les projets des Lignes à Grande Vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan. Nous nous sommes retrouvés avec le président du Conseil économique social et environnemental (CESER), Jean-Louis Chauzy, auprès des acteurs du Conseil d’orientation des infrastructures (COI).
L’enjeu de ce type de rencontre est essentiel pour notre territoire, on ne le répètera jamais assez. Il s’agit de faire entendre la « VOIE » de la région la plus attractive de l’Hexagone ! Cette audition d’hier à Paris s’inscrit dans le cadre des travaux du COI installé le 17 octobre dernier par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et contribue au futur projet de loi d’orientation des mobilités (trente-cinq ans après la LOTI).
S’agissant de ce que j’appelle « le chaînon manquant » entre Perpignan et Montpellier, sur la LGV qui relie Barcelone à Montpellier et au-delà bien sûr, la réalisation du projet TGV permettrait de nous faire gagner au global 40 minutes entre Perpignan et Montpellier, et nous placer ainsi à 4h 20 de Paris contre cinq heures aujourd’hui. La mise en place de cette LGV mettrait Perpignan à égale distance, en temps, de Paris et de Madrid (4h 30 plus précisément). Ainsi, la métropole Perpignan-Méditerranée (PMM) conforterait sa place à l’épicentre du triangle formé par les agglomérations de Toulouse, Montpellier et Barcelone, facilitant de fait les liens économiques. De plus, Montpellier ne serait plus qu’à 1heure de distance de Perpignan, contre 1h 40 actuellement.
Il est bon de rappeler également, c’est l’un des points sur lesquels j’ai d’ailleurs insisté lors de cette réunion, qu’après la mise en service du contournement Nîmes-Montpellier, au dernier trimestre de l’année dernière, « le chaînon manquant » entre Montpellier et Perpignan ne représente plus que 150 kms sur les 1 750 kms que compte d’ores et déjà la liaison Madrid-Paris.
Le contexte local n’a jamais été autant favorable pour la réussite du projet ! Tous les clignotants – touristiques, démographiques, logistiques, numériques… - nous y invitent, nous y incitent. Notre enthousiasme, mais aussi notre contribution sont réels, intacts : depuis le lancement du projet, PMM a participé aux études et acquisitions foncières à hauteur de 1,636 M€ , montant qui vient s’ajouter aux 142 M€ engagés par ses partenaires régionaux.
Lors de cette audition au COI, j’ai pu constater que chacun des intervenants allait dans le même sens. La volonté d’aboutir est grande. Recensement des ressources à mobiliser (subventions de l’Union européenne, de l’Etat français, des collectivités locales et territoriales), inventaire des montages juridico-financiers : tout a été passé au crible, au peigne fin, qu’il soit question du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) ou de la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP).
A Paris pour faire entendre la « voie » de Perpignan sur le TGV