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Municipales 2020 : Il ne faut pas mettre la charrue « devant » les bœufs…

16 Mars 2018, 15:49pm

Publié par Jean-Marc Pujol

J’étais ce vendredi matin l’invité de la rédaction de France Bleu Roussillon, qui avait d’ailleurs convié d’autres représentants des médias roussillonnais pour m’interviewer sur différents thèmes, et ce en ma qualité de maire de Perpignan ainsi que de président de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM).
Cela m’a permis, à partir des questions posées par les intervenants dans le cadre de cette émission, de répondre bien sûr à toutes (les questions) et à tous (les journalistes)… Car, très étonnamment,  il n’y avait pas une seule femme journaliste dans ce face à face très intéressant. Quelques jours à peine après le 8 mars, Journée des Droits des Femmes, et dont les medias se font si justement l’écho et le rappel à l’ordre, avouons que cela peut apparaître plutôt cocasse, non ? C’est en tout cas la remarque qui m’a été faite par une auditrice en sortant des studios.
Une fois de plus, parmi les thèmes abordés, il a (beaucoup) été question de savoir si je serai candidat à ma propre succession, aux élections municipales de 2020. Question récurrente, car on me la pose depuis… le lendemain de mon élection à la mairie de Perpignan, en mars 2014. Quatre ans déjà que j’entends le même refrain. Et quatre ans que je réponds la même chose : ce n’est pas le moment. En mars 2019, c’est-à-dire dans un an, et à une année de l’échéance électorale, je dirai ce qu’il en est très précisément. Je comprends que cela empêche certains de dormir, mais en ce qui me concerne je dors très bien merci ! J’ai été élu sur un programme, avec une équipe, et j’entends bien mener le navire jusqu’à bon port. Les Perpignanaises et les Perpignanais qui nous ont fait confiance attendent de nous que nous appliquions la feuille de route sur laquelle ils ont justement mis leur confiance. Je rappellerai qu’en 2014, il y avait plusieurs listes de candidats en compétition, plusieurs propositions représentatives de tout l’échiquier politique local de l’époque, les électrices et électeurs avaient donc le choix.
Qu’on ne compte pas sur moi, aujourd’hui, pour lancer des rumeurs, pour alimenter des états d’âme, pour distribuer des bons-points, pour installer un successeur avant l’heure, pour… tout cela ne serait que rendre un mauvais service à quiconque et, surtout, faire fi du choix des Perpignanaises et des Perpignanais.
Le moment venu, je le répète, je m’exprimerai sur ce point très particulier sans langue de bois. Je dirai les choses telles que je les ressens, telles que je les vois, et les habitants de la ville seront les premiers informés.
Ma décision de me représenter ou pas, dépendra de plusieurs critères. Parmi ceux-ci, il est évident que je pèserai le « pour » et le « contre » en ce qui concerne les chances du Front National d’accéder aux commandes de la ville. Cela sera déterminant pour moi, pour continuer de mener le combat face au FN. Il faudra envisager tous les cas de figure d’une liste FN face à moi ou face à un autre candidat. Je ne veux pas être celui qui aura « laissé » Perpignan au Front National. Bien sûr que face à une telle éventualité, c’est l’Union, dans une liste de rassemblement de la droite et du centre, qui sera déterminante.
Enfin, je sais que beaucoup de journalistes – et je les en remercie de me le rappeler régulièrement – se soucient de mon âge. Certains me disent : « mais en 2020 vous aurez 70 ans monsieur le maire ! ». J’aurai cette année, le 4 avril, 69 ans. Je m’attends donc pour ce jour-là à de nombreux sms et courriels des amis de la presse pour me souhaiter un bon anniversaire… Le journaliste Philippe Bouvard a reconnu lui-même : « On n’a pas l’âge que donne l’état civil mais celui qu’accordent les contemporains ».
Je remarque d’ailleurs que beaucoup de grandes villes françaises sont dirigées par des maires qui sont plus avancés dans l’âge que moi, et dont la gestion semble pourtant des plus correctes : Maryse Joissains-Masini à Aix-en-Provence, Alain Claeys à Poitiers, Alain Juppé à Bordeaux, Laurent Cathala à Créteil, André Santini à Issy-les-Moulineaux, Jean-Claude Gaudin à Marseille, Dominique Gros à Metz… et, plus proche de nous, Jean-Paul Fournier à Nîmes.