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Jour après jour, l’école de la République…

26 Octobre 2018, 09:30am

Publié par Jean-Marc Pujol

L’école de la République, lieu d’éducation, d’instruction, d’apprentissage de la citoyenneté, lieu de socialisation, d’intégration et du « vivre ensemble »… serait devenue l’école de tous les dangers, l’école de la Violence, des clivages, de la destruction et des humiliations ? L’école de la République serait donc désormais le terrain de jeu favori de bandes rivales, d’adolescents déboussolés en manque  de repères ?
C’est hélas ce que vient nous dépeindre, nous décrire, les nombreux témoignages qui s’affichent sur les réseaux sociaux, notamment via #PasDeVague suite au braquage la semaine dernière d’une professeure par l’un de ses élèves armé d’une arme factice et filmé pour « amuser » la galerie sur Internet.
Jour après jour, on y apprend le calvaire vécu au quotidien par nombre d’enseignants de l’école de la République victimes de violences, d’insultes, de crachats, de menaces… Les témoignages sont édifiants, comme celui de cet enseignant qui raconte : « Une année en janvier, le Principal (collège REP+) nous convoque pour une réunion inhabituelle. Il commence par ce constat terrifiant : "Je crois que nous avons perdu le contrôle de l'établissement." Après 4 mois de #PasDeVague, il ne pouvait plus nier la catastrophe !!! »
Certes, il ne faut surtout pas se hâter de généraliser ce contexte bien particulier, au risque de caricaturer une école de la République au travers d’un populisme qui n’a pas lieu d’être. Toutefois, la situation est suffisamment alarmante pour attirer l’attention de tous et, surtout, mettre les moyens pour endiguer ce phénomène qui parait aller en s’accentuant, jour après jour. Ces moyens doivent être certes humains, mais également matériels et philosophiques afin que chacun, à sa place, dans ses droits et ses responsabilités, puissent revoir sa copie dignement, efficacement. Elus, décideurs, enseignants, familles et élèves, nous sommes tous concernés. Une réflexion s’impose à nous et elle doit nous engager tous pour nous permettre d’échanger et de construire des choix quantitatifs et qualitatifs.
L’école de la République n’a pas vocation à alimenter la rubrique des faits divers !