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Perpignan citée par Metin Arditi dans son « Dictionnaire amoureux de l’Esprit français »

19 Mars 2019, 11:00am

Publié par Jean-Marc Pujol

Perpignan citée par Metin Arditi dans son « Dictionnaire amoureux de l’Esprit français »

« Un jour d’octobre, par beau soleil, je suis tombé amoureux de Perpignan. Alors que je déambulais dans ses rues anciennes, je m’interrogeais : y a-t-il au monde ville plus délicate ? Plus vivante et plus fière ? Plus artistique, plus accueillante, aussi ? Et cet accent qu’on écoute avec un plaisir physique, si chaleureux, bousculant, rugueux comme une vraie amitié ? Le monde est-il au courant qu’au sud-ouest de la France existe une ville aussi douce à vivre, raffinée, élégante ? Comment se fait-il que tous les habitants du pays ne s’y précipitent pas ? Et puis, rien qu’à prononcer ce mot, « Perpignan », n’a-t-on pas le sentiment de sucer un bonbon ? Le musée d’art Hyacinthe-Rigaud incarne la ville. Au cœur du vieux Perpignan, il est le résultat d’une jonction réussie, celle de l’hôtel de Mailly et de l’hôtel de Lazerme, deux maisons du XVIIIème siècle, élégantes comme on savait les construire à l’époque (…) ».

Ces quelques lignes figurent à la page 519 du « Dictionnaire amoureux de l’Esprit français » (paru chez Plon / Grasset), qui vient d’être publié, écrit par Metin Arditi.

Metin Arditi est né à Ankara (en Turquie). Citoyen suisse, ce physicien de formation est écrivain de langue française, auteur d’une quinzaine de romans et donc du « Dictionnaire amoureux de l’Esprit français ».

Dans cet ouvrage, dont il dit lui-même « on peut admirer l’Esprit français et être lucide », Metin Arditi passe en revue nombre de traits de cet « esprit » : le sens de l’esthétique, le talent de l’apparat, l’art de plaire à la française, la gastronomie, la haute couture, les parfums, le chant classique à la française… Il y est question de passion « à la française » (dont il donne la définition : « la passion c’est l’abandon de tout pouvoir »), de paradoxes, de liberté de ton, et aussi de villes que l’auteur a passionnément adorées : Paris, Marseille (sa préférée dont il avoue « être dingue »)… et Perpignan.

C’est une véritable ode, presque une déclaration d’amour – d’amitié en tout cas – qu’il fait à Perpignan, dépeinte par l’auteur comme une ville typiquement française, « mêlant avec délicatesse sacré et temporel ».

En le suivant dans son propos, en nous éclairant sur notre propre ville, Metin Arditi se transforme en un guide très professionnel, en citoyen du monde littéralement (très) amoureux de notre ville, tellement il nous entraîne à travers la générosité de son propos à la redécouverte et à l’envie de notre propre cité.

Personnellement, j’ai adoré trouvé Perpignan dans ce livre qui conforte l’espoir et cultive l’optimisme dont nous avons tous besoin.