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Droit du travail : du courage et du tonus svp !

29 Février 2016, 15:01pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Oui, il y a urgence à réformer notre Droit du travail. Il ne s’agit pas, en le faisant évoluer, de supprimer des droits aux salariés, il s’agit de s’inscrire dans le contexte de la mondialisation qui nous échappe, il s’agit d’être plus compétitif, en étant davantage progressiste.
Oui, il y a urgence à réformer notre Droit du travail, car la France, au sein de l’Europe, parmi les pays de l’OCDE, arrive hélas bonne dernière s’agissant de la relance économique. Les pays anglo-saxons, scandinaves, et même plus près de nous des nations latines comme l’Espagne et l’Italie ont entrepris leur part de révolution dans la rédaction d’un nouveau Droit du travail.
La France ne peut plus rester immobile, les bras croisés, à comtempler les étoiles dans le ciel, ou à regarder les trains passer. Sinon, c’est la descente vers l’abîme assurée. Attention à nos actes manqués !
Un nouveau Droit du travail ce n’est pas faciliter les licenciements – comme certains, opposés à toute réforme, essaient de le résumer à coups d’interventions médiatiques – c’est fait pour se remettre dans les starting-blocks, c’est fait pour aider notre monde de l’entreprise à évoluer, à s’adapter, à gagner de nouveaux marchés… et à embaucher. Pour cela, les textes doivent être simplifiés, les procédures assouplies, les codes dépoussiérés.
Le texte proposé par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, est loin d’être parfait. Il n’est pas une bonne réforme en cela que, selon moi, il ne va pas assez loin, mais il a au moins le mérite d’exister, de vouloir faire bouger les lignes, d’ouvrir des portes et d’essayer de nous ramener à l’essentiel : l’Economie. 

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Eco… logiques ?

26 Février 2016, 10:28am

Publié par Jean-Marc Pujol

Certains s’émeuvent dès qu’ils ne perçoivent plus le bruit d’une bestiole qui se déplace, dès qu’ils n’entendent plus le hululement d’un oiseau de nuit sur sa branche, ou le guano d’un étourneau s’écrasant sur un pare-brise… ils n’imaginent pas vivre sans le battement d’ailes d’un moustique. Ils sont bien sûr é-co-lo-gistes !
Dans un jardin public, il va de soi qu’ils préfèrent les cris (ultra-sons) d’une chauve-souris à ceux d’enfants qui jouent.
Ces « Ayatollahs à la chlorophylle », comme les avait si joliment affublé feu Jean Marti – ancien maire de Cerbère… qui avait également mis en boîte la tramontane ! – refusent catégoriquement d’anticiper les évolutions de la société et s’insurgent, s’élèvent, contre toute intervention citoyenne.
Le rôle d’un élu de proximité, c’est aussi – et surtout – de prendre le pouls des habitants à travers leur avis, c’est mesurer leur perception d’un problème, d’un événement, leur niveau d’information et de satisfaction. D’où la mise en place des Conseils de quartier. Car la population est effectivement un acteur essentiel du changement dans l’air du temps. C’est, pour résumer, consulter pour mieux débattre. Dans ces débats, les défenseurs de l’Environnement ont naturellement toute leur place. Souvent d’ailleurs, leurs analyses, leurs expertises, leurs témoignages, sont essentiels. Leur sens de l’observation, même poussé à l’extrême, peut constituer un excellent indicateur pour préserver la Qualité de notre environnement, justement.
Je m’étonne cependant à chaque fois des caricatures ambiantes et frustrantes que certains esquissent d’un coup de crayon, avec la même énergie d’une… tronçonneuse. C’est à se demander « Qui massacre quoi ? ».
Avec mon équipe municipale, nous sommes engagés dans une véritable transition urbaine et les Perpignanais pourront nous juger cartes en main, à la fin du mandat, en 2020. Le retour de l’Université en centre-ville, la mise en place d’animations diverses, les réflexions sur la circulation, la culture et la mobilité font partie de cette rénovation programmée. Tout comme nos espaces naturels, les trames vertes. Il faut savoir maîtriser les variations de la faune et de la flore qui nous entourent pour mieux les protéger. C’est presque un engagement de « santé publique ».
J’assume mes responsabilités : il ne s’agit pas de défigurer la ville, de détruire ses repères, mais bien au contraire de l’embellir pour y maintenir la Vie et faire revenir en son cœur celles et ceux qui l’on quittée.

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Martine au cirque

25 Février 2016, 10:40am

Publié par Jean-Marc Pujol

Après « Martine à la mairie », « Martine chez les socialistes », « Martine à l’Assemblée Nationale », « Martine au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité », « Martine et la réforme des 35 heures », « Martine à la campagne » (électorale… candidate à la primaire socialiste de 2011 qu’elle a perdu au second tour face à un certain François Hollande) : la série continue avec un épisode que l’on pourrait intituler « Martine au cirque » !
Dans une tribune libre assassine envers ses amis politiques d’hier, publiée dans le journal Le Monde, la maire de Lille – Martine Aubry - arrose l’Exécutif littéralement au vitriol, dénonçant par des propos manucurés la politique du Gouvernement menée par le tandem François Hollande – Manuel Valls.
On croit rêver…  Assiste-t-on là à un cas de nombrilisme aggravé ?
Comme chacun sait : charité bien ordonnée commence par soi-même. La maire de Lille oublie que si, aujourd’hui, la France est à genoux, économiquement parlant, que si tous les clignotants sont au rouge, c’est aussi en partie « grâce » à elle et aux politiques qu’elle a mises en place alors qu’elle était aux responsabilités. Alors, ces interventions médiatiques récurrentes et programmées, où l’on s’étripe au sein d’une même tribu, nous font penser à la mouche du coche, à des querelles sur la pointe d’une aiguille, ou encore au bruit dans Landerneau.
Dans cette fin de quinquennat troublée et troublante, on n’attend pas d’une ancienne ministre dont le parti politique a pratiquement tout dirigé pendant des années et des années (jusqu’à 90% des collectivités locales et territoriales) qu’elle vienne nous donner des leçons de modernité et de progrès. Cette « force tranquille » dont elle est issue en « Mitterrandie » est devenue un boulet pour la France. Oui, il faut vite tourner la page, mais pas simplement de la Gauche élyséenne et « Matignonesque » fustigée par « Martine chez les socialistes »… Car c’est toute la Gauche française qui a raté l’entrée dans le 21ème siècle, entraînant la France dans une stratégie totalement absurde, coupée de la réalité, et où l’arrogance semble être la règle d’influence.

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Voir la « primaire » comme un vent de liberté

24 Février 2016, 13:59pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Bruno Le Maire vient de confirmer sa candidature à l’élection primaire de la Droite et du Centre, programmée pour le 20 novembre prochain. Si, ce jour-là, aucun candidat ne rassemble sur son nom plus de 50% des suffrages exprimés, alors un second tour sera organisé le dimanche suivant, 27 novembre 2017.
Bruno Le Maire rejoint donc une liste de candidats déclarés qui ne cesse de s’allonger au fil des week-ends : Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Fillon, Nadine Morano, Hervé Mariton…
Je pense que cette multitude de candidatures est une chance pour Les Républicains, car elle permettra à la force militante de s’exprimer de toutes ses voix et dans tous ses courants. Il ne faut pas voir ce « casting » comme une addition de mécontentements, d’ambitions, de querelles de personnes, de règlements de comptes, mais au contraire il faut vivre cette profusion de choix comme une véritable aspiration démocratique, comme une démocratie participative, de proximité. C’est là une ouverture qui permet de faire souffler un vent de liberté, et ce dans la mesure où chacun peut débattre, où chacun peut avancer avec ses idées, ses aspirations. La certitude, c’est que maintenant nous savons que le débat sera animé. A l’heure d’Internet, des nouvelles technologies, de l’ère du numérique, de l’influence des réseaux sociaux, il n’y a rien de pire que les consensus arrangés, programmés, rien de pire que l’immobilisme.

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Un dimanche à Perpignan

23 Février 2016, 12:02pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Peu importe où l’on se trouve – à Bamako, Montpellier, Toulouse, Gérone, Londres…  – les dimanches ont souvent le même visage, le même parfum, la même anxiété… Dans les années 60, la montpelliéraine Juliette Gréco devenue l’égérie troublante de l’âge d’or de Saint-Germain-des-Près, à Paris, cartonnait avec son tube « Je hais les dimanches : Tous les jours de la semaine/ Sont vides et sonnent le creux/ Bien pire que la semaine/ Y’a le dimanche prétentieux… ». Dans les années 70, c’est l’humoriste Fernand Raynaud qui, débarquant à Londres, au cœur de la City, nous rabâchait dans le petit écran son fameux « Sunday’s closed ». Dans ce sketch, le comique auvergnat interprétait le rôle d’un touriste français médusé de constater que tout était fermé le dimanche au Royaume-Uni…
J’apprends que, cette année, en 2016, seulement 5 – oui, vous avez bien lu « CINQ » - dimanches seront libres d’ouverture, entre mai et octobre, à  Barcelone. Cet été, les commerces barcelonais ne pourront pas ouvrir les dix dimanches des mois de juillet et août comme cela avait été le cas lors des deux dernières saisons. La mairie de Barcelone, qui souhaitait réduire considérablement le nombre d'ouvertures dominicales autorisées pour les commerces, vient de valider cinq dates où les magasins pourront ouvrir leur portes un dimanche : les dimanches 8,15 et 22 mai 2016 ainsi que les dimanches 2 et 9 du mois d'octobre…
Paris, Londres, Barcelone… Non, Perpignan n’est pas un cas unique ! Cela n’empêche pas la municipalité, via son Office de tourisme, de promouvoir une destination insolite, originale et animée, sous le label « City break ». Une initiative qui permet à tout un chacun de voyager à travers le temps, au fil des ruelles, d’une architecture passionnante, de visites étonnantes dans des lieux uniques, voire « envoûtants »… C’est là un certain art de vivre à la catalane, méditerranéenne, qui se déroule ! Cela n’empêche pas non plus certains commerces du centre-ville – restos, bistrots…- de fonctionner en soirée. Les guides en recensent d’ailleurs un certain nombre.
Pour celles et ceux qui continueraient de déprimer « le dimanche à Perpignan », il reste la solution de la pharmacie de garde…

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Faut-il le dire ?

22 Février 2016, 16:07pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Il y a une huitaine de jours, Perpignan faisait la Une de la rubrique des faits divers, dans les médias locaux, grâce – ou plutôt à cause ! – d’un individu qui, « sous l’emprise de l’alcool » comme on dit, avait vandalisé plusieurs dizaines d’automobiles, dans le secteur du Palais des Rois de Majorque. Pour suivre à la trace le périple fou de cet homme dont on sait depuis qu’il a agi seul, en solitaire, il suffisait de compter les pneus crevés : une centaine sur, au moins, 80 véhicules !
Ce lundi matin, on apprend que la commune de Toulouges a été à son tour la cible d’une même « opération commando » : dans la nuit de samedi à dimanche, une vingtaine de voitures situées aux abords de La Poste ont subi les foudres d’un ou de plusieurs énergumènes qui ont crevé des pneus, brisé des déflecteurs et des rétroviseurs, rayé des carrosseries… Une tempête de vandalisme qui n’a pas épargné une partie de notre littoral !
On a le sentiment qu’en parler, le dire, l’écrire, le dénoncer, renforce certains esprits fragiles qui se croient obligés de surenchérir pour apparaître dans la rubrique des faits divers, pour voir le nom de leur clocher s’afficher en toutes lettres.
Quelle époque épique ! Quelle drôle de société. Certes, en écrivant ceci, je sais que je peux aussi participer à alimenter la bêtise humaine, mais je suis conscient aussi que se taire ne servirait à rien. L’écrivain Charles Pinot Duclos avait écrit : « On fait échouer le ridicule, non en le repoussant avec force, mais en le recevant avec indifférence ». Deux siècles plus tard, la journaliste Françoise Giroud « lui » répondait en écho : « L’indifférence est une infirmité de l’esprit et du cœur »…
De quel côté se placer ? A méditer.
La certitude est que, ce matin, nombre de personnes n’ont pu se rendre sur leur lieu de travail à cause d’imbéciles qui ont dégradé ce qui, souvent, est leur seul moyen de transport.

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Conseils de quartier

19 Février 2016, 08:00am

Publié par Jean-Marc Pujol

La mise en place des Conseils de quartier obéit à une nécessité qui est celle de faire participer le plus de monde possible à la vie de la cité. Notre société est de plus en plus fragmentée, individualiste, et les moyens numériques permettent de vivre dans l’isolement, souvent sans connaître son voisin, mais en ayant accès au monde Internet. Sauf que le lien social se crée avec son voisin, plus qu’avec une machine, même s’il s’agit d’une tablette, d’un ordinateur ou d’un smartphone. C’est le but de ces Conseils de quartier, faire sortir les gens de chez eux, pour se parler entre eux et développer une vie sociale dans le quartier.
Pour demeurer efficace, dynamique et solidaire, proche des préoccupations des habitants, ces Conseils de quartier constituent des lieux précieux pour se rencontrer, échanger, dialoguer, transmettre et préserver la cohésion sociale.

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Il faut savoir ce que l’on veut…

18 Février 2016, 18:51pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Le retour des étudiants en centre-ville est une reconquête engagée pour retrouver cette université qui a existé, à Perpignan, il y a de cela plus de cinq siècles ! J’entends certaines voix – certes minoritaires - dénigrer ce choix du quartier Saint-Jacques/ Saint-Mathieu pour implanter cette antenne de l’Université Perpignan Via Domitia (UPVD). Comme si une ville se bâtissait avec des quartiers inaccessibles, interdits, comme si une ville pouvait exister, respirer, avec des no man’s land. C’est absurde.
Comme toute reconquête, celle-ci passe également par des jeunes actifs, ouverts à la société, et des enseignants de qualité. Nous avons la chance d’avoir les deux à Perpignan, et il est bon que l’université s’ouvre à la cité. Ce sera le cas dans ce site regorgeant de bâtiments historiques, emblématiques de notre histoire et de nos racines. L’université retrouvera sa place dans une localisation stratégique au centre du quotidien des Perpignanaises et des Perpignanais.
Insérer, intégrer l’université au cœur de notre identité locale, c’est aussi redonner de l’animation à la vie intellectuelle, culturelle et artistique du territoire. C’est là une ambition forte au service du rayonnement de Perpignan et de ses habitants.

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Il faut soutenir nos agriculteurs

18 Février 2016, 15:19pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Je répète malheureusement depuis de nombreuses années que les agriculteurs français sont abandonnés, sacrifiés, seuls et submergés par une réglementation absurde et des contraintes financières énormes. Cette désespérance se traduit hélas par de nombreux suicides, des ruptures familiales, et tout cela dans une certaine indifférence des pouvoirs publics.

Il faut soutenir les agriculteurs qui ne connaissent ni 35h, ni RTT, ni congés pour la majorité d’entre eux. Il faut reconnaître que leur désespoir est à la hauteur de leur abandon par des pouvoirs publics qui ne mesurent pas les enjeux économiques de ces métiers, lesquels sont pourtant vitaux pour notre pays.

J’ose espérer que le drame qui a eu lieu hier dans le département de l’Aveyron n’a pas trouvé sa source dans cette désespérance. Je m’incline devant la jeune conseillère agricole décédée.

 

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« ELCO » : ne pas pratiquer la langue de bois !

17 Février 2016, 14:38pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Dès la rentrée scolaire 2015/ 2016, j’ai averti en tant que maire de Perpignan l’Inspection Académique, par un courrier officiel, que je m’opposais à l’organisation des cours d’Enseignement de Langues et Cultures d’Origine (ELCO) dans les écoles de la ville. J’ai d’ailleurs été l’un des trop rares maires en France à la tête d’une ville de plus de 100 000 habitants à exprimer un tel refus, notifiant par écrit que je contesterai toute réquisition de locaux qui me serait notifiée pour la mise en place de ce dispositif.
Environ 95 000 élèves sont concernés par l’ELCO sur l’ensemble du territoire national. Le dispositif s’appuie sur une directive européenne du 25 juillet 1977, visant à la scolarisation des enfants des travailleurs migrants afin de leur permettre de maintenir un lien avec leur pays d’origine – Algérie, Croatie, Espagne, Italie, Maroc, Portugal, Serbie, Tunisie et Turquie, pour ce qui concerne les accords bilatéraux avec la République Française – et de faciliter leur éventuel retour… Les pays d’origine recrutent les maîtres et les paient.
Au tout-début de l’année dernière, un rapport confidentiel et officiel remis au Premier ministre, mettait en cause l’ELCO dispensé, notamment dans les classes primaires, soulignant noir sur blanc que, je cite, « certains cours s’apparenteraient à des catéchismes islamiques ».
Pour ma part, cela fait des mois que je tire la sonnette d’alarme, insistant sur la nécessité de réformer ce système car à mes yeux il conduit au communautarisme, voire de le supprimer carrément. Depuis, la polémique n’a cessé d’enfler, même parmi les enseignants, professeurs et directeurs d’école qui sont de plus en plus nombreux à admettre que l’ELCO « constitue une atteinte à la laïcité » ou que « les garanties de neutralité ne sont pas respectées ».
Chacun doit aujourd’hui prendre ses responsabilités. Je l’ai fait. J’ai pris les miennes. J’entends encore cet Inspecteur d’Académie me rappelant à l’ordre : « L’enseignement de langue et culture d’origine est un enseignement à part entière, soumis aux principes fondamentaux du service public de l’éducation (…). Un enseignement à la mise en œuvre duquel aucun d’entre nous ne peut se soustraire »…
J’apprends par voie de presse que la ministre de l’Education Nationale aurait manifesté à plusieurs reprises, récemment, son intention de mettre un terme à l’ELCO au motif « Qu’il ne véhicule pas un enseignement de qualité (…) » ; ce dont je suis convaincu. Enfin, la raison l’emporterait.

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