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« French Spiderman » : un exploit qui suscite l’admiration

30 Mai 2018, 09:17am

Publié par Jean-Marc Pujol

Le 28 mai, le président de la République Française, Emmanuel Macron, a reçu à l’Elysée Mamoudou Gassama, le jeune migrant sans papier originaire du Mali qui a sauvé un enfant d’une chute du 4ème étage d’un immeuble parisien, et ce dans des conditions spectaculaires en escaladant quatre étages à mains nues.
En recevant ainsi celui que la presse anglo-saxonne n’a pas hésité à qualifier de « French Spiderman de Paris », c’est toute la République qui récompense Mamoudou Gassama pour son acte de bravoure.
Cet exploit a suscité une vague d’admiration internationale.  Ce geste a même été annoncé comme « le sauvetage de l’année » sur les plateaux de télévision au Canada, aux Etats-Unis, en Colombie ; les medias du monde entier se sont fait l’écho de cet acte de bravoure, le saluant en continu sur les chaînes d’information, à partir d’une vidéo qui à ce jour aurait été visionnée près de dix millions de fois sur les réseaux sociaux.
Que ce beau geste serve d’exemple, c’est là tout ce qu’on peut souhaiter.

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Solidarité avec la Belgique

29 Mai 2018, 15:21pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Ce mardi 29 mai 2018, un forcené n’a pas hésité à abattre deux policières municipales dans le centre-ville de Liège, en Belgique, puis le passager d’une automobile. D’après les premiers témoignages recueillis, l’auteur de ces trois meurtres avait pris en filature les deux fonctionnaires de police avant de les attaquer au couteau pour s’emparer de leurs armes et de les tuer avec. Dans sa fuite, il a mortellement blessé une troisième personne, puis pris une quatrième en otage… avant d’être lui-même abattu. L’enquête s’orienterait vers la piste terroriste.
Je sais qu’en cette période de l’année, les ressortissants belges sont particulièrement nombreux à séjourner dans les stations balnéaires de notre littoral, qu’ils sont également très présents dans nos villages des Albères, des Aspres et du Vallespir, je tiens à leur apporter ici la solidarité des Perpignanaises, des Perpignanais, de tous les habitants de la métropole. Ce drame, inqualifiable, d’une cruauté insupportable, barbare, doit nous rendre encore plus forts, plus solidaires, de tels événements doivent nous rapprocher.
J’ai le sentiment à chaque fois de répéter le même refrain, la même rengaine, mais je reste convaincu que c’est là notre arme la plus puissante. Face à la haine des terroristes, quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent, une seule réponse : le courage de faire face, de rester unis, de ne surtout pas tomber dans leur piège de l’horreur !

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Revitaliser ces quartiers qui sont l’âme de la ville

29 Mai 2018, 14:52pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Hier, lundi 28 mai, j’ai conduit une délégation perpignanaise d’élus, de chefs de service, de techniciens de la Ville et de Perpignan Méditerranée Métropole, à Paris, au siège de l’ANRU (l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine), où nous étions invités à exposer notre projet devant le Comité d’engagement. Monsieur le Préfet Philippe Vignes nous accompagnait.
Les Perpignanaises et les Perpignanais peuvent être fiers du projet de rénovation urbaine qui a été soutenu pour défendre le renouvellement urbain de leur ville (200 millions d’euros d’investissements publics pour le quartier d’intérêt national du centre historique, et les deux quartiers d’intérêt régional du Vernet et du Champ-de-Mars). Ce projet redore l’image des quartiers visés, il s’appuie sur une lisibilité  à l’intérieur comme de l’extérieur afin de faire émerger une véritable ambition de revitalisation qui doit être le point de rencontre émergeant des investisseurs publics et privés. La participation de toutes les parties-prenantes est essentielle, vitale, pour accéder à la réussite. Il faut créer LA dynamique collective indispensable.
C’est ce que nous avons tenté, hier, avec détermination et passion, face à des interlocuteurs qui ont entendu et compris notre motivation. J’en suis intimement convaincu. Notre diagnostic repose sur l’identification des potentialités du territoire, sur le croisement de ses atouts avec les attentes et besoins des publics environnants : les habitants bien sûr, mais également les artisans, les commerçants, les touristes aussi, toutes celles et tous ceux qui ont un lien social, professionnel, culturel, avec ces quartiers qui sont l’âme de la ville. En tout cas, la démarche était déjà collective pour miser sur le succès, pour rendre leur fierté à tous ces quartiers qui font l’identité de Perpignan.
Réponse dans quelques semaines.
Revitaliser ces quartiers qui sont l’âme de la ville

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Perpignan se connecte à la transition écologique

18 Mai 2018, 13:39pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Récemment, les écologistes perpignanais d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) se sont fendus d’un communiqué de presse pour reprocher à la municipalité que je préside de, je résume, « bétonner à tout va la ville ». En politique, c’est de bonne guerre, de critiquer quand on est dans une forme d’opposition, c’est même là tout le sens et tout le poids de l’exercice dans les débats qui permettent à la démocratie de proximité de vivre, d’exister.
Mais lorsque, parce que à court d’arguments, on sombre littéralement dans la caricature, la désinformation, voire le mensonge, alors on ne grandit ni le débat ni la démocratie.
Je note d’ailleurs que EELV attaque essentiellement l’urbanisation sur Perpignan et l’extension de lotissements sur des espaces agricoles, plutôt que l’attention particulière de l’équipe municipale au cadre de vie des Perpignanaises et des Perpignanais…
N’en déplaise aux écolos d’EELV qui montrent là, une fois de plus, qu’ils errent sur une autre planète, bien virtuelle, Perpignan dans ce débat de « ville nature » est reconnue au plan national pour ses actions de végétalisation et son capital écologique : 4ème Fleur, Fleur d’or, écojardin, Victoire du paysage. EELV, plutôt que de s’afficher dans un discours ringard et intolérant, devrait se pencher sur le PLU (adopté l’an passé) des plus exigeants en matière de « trame verte » et coefficient de pleine terre pour les opérations d’aménagement, avec par exemple refonte et renforcement du réseau des transports en commun pour privilégier l’utilisation du bus, la piétonisation du centre-ville, le double-sens cyclable généralisé sur rue… et, naturellement, le projet de territoire Es Têt sur le secteur urbain du Vernet.
Je pourrais continuer sur le rythme d’un inventaire patrimonial à la Prévert.
L’équipe d’élus et de techniciens qui m’entourent dans ce qui est un véritable défi, que j’entends bien relever, sait que dans ce cadre environnemental là nous oeuvrons pour la transition écologique… et non pour une ambition purement idéologique de « façades » !
Je veux bien tout entendre, tout accepter, tout comprendre, mais uniquement en ouvrant le débat sur la réalité, sur les faits tels qu’ils sont vraiment et non sur des aboiements, des atermoiements qui, ici je le répète, n’ont aucune raison d’être.
Enfin, être une « ville responsable » c’est également tenir compte de l’attractivité de Perpignan et des communes limitrophes avec une croissance démographique des plus dynamiques, parmi les villes françaises de plus de 100 000 habitants. Nous ne pouvons pas négliger cet aspect, et c’est justement pour cela que le PLU adopté en 2017 a gelé des terrains à construire, afin de privilégier la construction de la ville dans la ville, avec des Orientations d’Aménagement Programmée (OAP) par secteur qui renforcent la trame verte et bleue.
Qui, à part EELV, pourrait croire que, à Perpignan, la nature n’a pas sa place en ville ?

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Sous le choc

15 Mai 2018, 11:08am

Publié par Jean-Marc Pujol

Robert Taillant est décédé, emporté par la maladie, à Marseille, où il avait été hospitalisé pour être soigné d’une tumeur. Il aurait eu 68 ans le 21 août prochain.
Je garderai de lui le souvenir d’un ami, d’un maire  particulièrement engagé pour ses administrés, d’un élu discret mais formidablement efficace dans l’action municipale et intercommunale, un homme de cœur avant tout.
Il avait cette qualité rare : l’attention aux autres.
Pensant très bien le connaître, parce qu’il siégeait depuis 2014 à mes côtés, dans notre équipe communautaire, au sein de l’hémicycle Perpignan-Méditerranée, je l’ai pourtant découvert lors de la collision mortelle sur le territoire de la commune de Millas, entre un bus scolaire et un TER. C’était le 14 décembre 2017, cinq mois jour pour jour avant son décès. Ce jour-là, à 16h 03, on peut dire que sa vie d’élu, d’homme public, d’homme tout simplement, a basculé. Car, à partir de ce moment-là, Robert Taillant, sous le choc, a été en première ligne tout le temps, nuit et jour, à n’importe quelle heure,  en permanence, au service des familles des victimes, de la population, de son village. Lui qui se savait dans l’impasse de la maladie n’a jamais fait transpirer devant les autres sa souffrance personnelle. Plongé dans un abîme de douleurs, il est resté debout jusqu’au bout, inconsolable face au drame qui a changé le quotidien de son village, de ses habitants, à commencer par lui-même mais il ne le montrait pas..
Je garderai pendant longtemps l’image du maire de Saint-Féliu-d’Avall passant seul, solitaire, avec une incroyable dignité, devant les cercueils blancs d’Allan, Loïc, Diogo et Teddy – quatre des six collégiens, avec Ophélia et Younès inhumés ailleurs que ce jour-là – tués dans le drame de Millas. Un choc terrible.
Le souvenir de Robert Taillant restera également ancré dans notre mémoire collective pour les différentes actions qu’il a su mener pour faire avancer notre territoire. Quand il s’investissait dans une action, Robert Taillant ne traitait pas un problème, il ne se contentait pas de prendre en charge un dossier, de suivre une affaire, il y mettait toute son énergie, toute sa passion, tout son cœur.
J’adresse, ainsi que les élus de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole, nos plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches, aux habitants de Saint-Féliu-d’Avall ainsi qu’à leur conseil municipal.
 
 
Les obsèques de Monsieur Robert Taillant auront lieu le 17 mai à Saint Féliu d’Avall
14h00 - Messe en l’église Saint André
15h30 - Hommage républicain Place de la République

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Bravo l'USAP !

6 Mai 2018, 17:01pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Bravo l'USAP !
Une fois de plus, cette saison, et ce dimanche 6 mai 2018 plus particulièrement, l'USAP nous a procuré de très belles émotions, sensations et, surtout, un grand moment historique face à l'équipe de Grenoble lors de la finale de Rugby Pro-D2. Non seulement le club perpignanais termine en tête de sa division, mais en plus il s'offre - il nous offre ! - le privilège de retrouver l'élite du rugby français, dès la prochaine saison, en entrant dans le Top 14.
Je voudrais ici, au nom de toutes les Perpignanaises et tous les Perpignanais, au nom de tous les habitants du territoire de notre métropole Perpignan-Méditerranée, féliciter tous les joueurs qui ont produit cet après-midi un jeu exceptionnel, y mettant l'art et la manière, tout leur talent, toutes leurs forces, avec une énergie et une ambition qui forcent le respect. J'en profite pour adresser aux dirigeants de l'USAP, notamment à son président François Rivière, mes plus sincères remerciements pour cet exploit dont il est l'un des principaux artisans. Enfin, je n'oublie pas le "16ème joueur' de cette magnifique aventure, je veux parler des supporters, du public catalan, qui vouent toujours un culte passionné à ses deux rugbys. Encore et encore, au travers de leur détermination, de leur joie de vivre, de leur implication, les supporters de l'USAP ont démontré la puissance et la magie de leur passion avec brio. Bravo et félicitations à vous tous qui contribuez pleinement à rendre notre territoire toujours plus attractif, grâce à vos victoires de plus en plus belles.

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Soyons sérieux…

2 Mai 2018, 15:30pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Ce mardi matin 2 mai, tous les médias reviennent sur les débordements qui ont eu lieu, hier, en marge des traditionnels défilés syndicaux du 1er mai. Le déferlement ininterrompu d’images violentes et de combats de rue diffusées en boucle par les chaînes d’info en continue, puis par les chaînes généralistes, les photos publiées par la presse écrite, tout témoigne d’un climat ambiant d’insurrection urbaine. La scène notamment, du pillage du restaurant McDonald’s, sur le boulevard de l’Hôpital, dans le Vème arrondissement de Paris, est particulièrement saisissante, avec ses « acteurs » encagoulés et entièrement vêtus de noir, armés d’engins incendiaires et dits les « black blocs ». Un restaurant détruit, ainsi qu’une concession automobile, de nombreuses vitrines à terre… et du mobilier urbain en grande quantité, mais pas une ville sens dessus dessous, même si la démonstration de force de ces « black blocs » restera longtemps gravée dans les actualités du jour et la mémoire collective. Les téléspectateurs ont pu suivre le film des événements comme s’ils y étaient, sans quitter leur fauteuil, avec le poids des slogans et des témoignages, le choc des images, etc.-etc. Les plus jeunes ont suivi depuis leurs smartphones, surfant sur les réseaux sociaux. Ainsi « va », ou plutôt passe l’info désormais.
Les commentaires des commentateurs officiels ou des pseudo-informateurs sont rapides, ils défilent à la vitesse grand « V », sans prendre le temps, ou ne serait-ce que la précaution, de vérifier leurs sources, les faits.
Ainsi, concernant cette tribu des « black blocs », des casseurs tout simplement, on a pu entendre Jean-Luc Mélenchon dénoncer, je le cite, « sans doute des éléments venus de l’extrême droite ».  Alors que les « black blocs » revendiquaient tous en direct, sous les caméras, une action révolutionnaire derrière des slogans attribués à Che Guevara et se revendiquant « antifa », « libertaires », « anarchistes », « zadistes » et je ne sais quoi encore. Le Che serait-il devenu soudainement le porte-parole des extrémistes de droite ? Soyons sérieux Monsieur Mélenchon.
Quittons le camp des casseurs pour aller rejoindre celui des manifestants, ayant répondu notamment à l’appel de la CGT.  Là aussi, tout en regrettant à juste titre que ces casseurs leur aient en quelque sorte volé la vedette du jour, nous avons pu entendre des responsables du syndicat CGT se féliciter de voir une grogne sociale de plus en plus importante s’exprimer dans les rues. Le secrétaire général de la CGT lui-même, a communiqué très officiellement le nombre de 55 000 manifestants (20 000 selon la Préfecture de Police) à Paris dans le cortège de la CGT, pour ce 1er mai 2018. L’an passé, en 2017, pour le 1er mai, la même CGT, le même responsable syndical, avaient officialisé le chiffre de 80 000 (30 000 selon la Police)… Si nous comptons bien, dans la seule ville de Paris cela fait 25 000 manifestants de moins ! Où est la progression du mécontentement social à travers ces chiffres ? Soyons sérieux.
Ce n’est pas en jetant de l’huile sur le feu, en racontant « sa » vérité, que l’on rendra l’atmosphère plus sereine. Les syndicats doivent retourner d’urgence à la table des négociations, car ce n’est pas dans la rue – qu’ils ne contrôlent plus – que s’écrit le progrès social en 2018. Ils doivent aussi stopper ces mouvements sociaux qui ne font qu’empoisonner le quotidien de millions d’usagers, de travailleurs, qui ne supportent plus de servir à chaque fois de bouc-émissaires pour le confort médiatique de certains professionnels du syndicalisme et de la politique.
Le Gouvernement doit aussi apprendre, à gérer le pays dans l’ampleur de son fonctionnement, et oser, les réformes que le prédécesseur de gauche de M. Macron n’a jamais eu le courage d’entamer, de lancer, de réaliser jusqu’au bout. Le résultat est là.
Mais dans un état de droit, avec la violence des images que nous avons tous vécues, personne, ni gouvernant ni gouverné, aucun dirigeant ne peut se satisfaire en disant « l’essentiel, c’est qu’au bout du compte il n’y a que des dégâts matériels, il n’y a pas de blessés graves et fort heureusement aucune mort d’homme ». De tels mots, une telle conclusion, relèvent d’une totale inconscience et irresponsabilité. Car quel message envoyons-nous là à ces casseurs, à ces « black blocs » ?... Continuez à détruire tant que vous ne blessez personne ?...
Je vois à Barcelone, régulièrement, les « pro » et les « anti » indépendantistes catalans, défiler par centaines de milliers, ils arrivent à être plus d’1 million de manifestants dans les rues de leur capitale, et à la fin de la manifestation, quand celle-ci se disperse, il n’y a pas une voiture incendiée, pas un abribus de détruit…
La France ne peut pas habituer le reste du monde à garder d’elle un spectacle aussi affligeant à chaque manif. Les moyens doivent être donnés efficacement pour dissoudre ces bandes encagoulées qui incendient et terrorisent sous le prétexte fallacieux d’une Révolution indispensable contre le capitalisme.
Enfin, je tiens à féliciter toutes les forces de l’ordre et de sécurité  – CRS, Gendarmes, Militaires, Policiers et Pompiers – pour leur sérénité, face aux provocations, et leur courage, face aux violences.

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