Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Neige : sous la tempête… l’or blanc !

29 Janvier 2019, 10:16am

Publié par Jean-Marc Pujol

Depuis quelques jours la neige tombe en abondance sur les sommets pyrénéens, en particulier en Cerdagne-Capcir.
Si ces chutes peuvent être à l’origine de conditions extrêmes qui perturbent le quotidien des habitants, dans leurs déplacements privés et/ ou professionnels, dans les transports scolaires (…), il ne faut pas oublier que cette neige est très attendue dans nos stations de montagne, surtout à quelques encablures des vacances d’hiver qui démarreront le 8 février au soir (pour la zone B).
Cette neige est souvent qualifiée « d’or blanc » pour toutes les richesses qu’elle génère et plus particulièrement dans l’industrie touristique et des sports d’hiver. Elle permet à toute une économie de montagne de (sur)vivre, de s’alimenter.  Certes, la neige artificielle, propulsée par les fameux canons, permet aujourd’hui à certaines de nos stations de garantir et allonger la saison, mais rien ne vaut un épais manteau blanc naturel, c’est la garantie d’une certaine ambiance familiale, même si les skieurs, eux, glissent indifféremment sur de la neige naturelle ou artificielle. Nombre d’habitants de Perpignan Méditerranée Métropole et du Pays Catalan attendent justement cette neige pour « monter » en Cerdagne, le temps d’une journée, d’un week-end ou des vacances.
Par ces quelques lignes, je veux rappeler ici le rôle essentiel de la montagne dans notre économie territoriale. Ne jamais oublier notre positionnement géographique et stratégique pour notre développement : entre « mar i muntanya » !
© Photo Les Angles

© Photo Les Angles

Voir les commentaires

Paru dans l'indépendant du 23/01/2019

24 Janvier 2019, 15:03pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Le maire de Perpignan Jean-Marc Pujol dénonce un débat "téléguidé" à Souillac
 
L'élu LR ne gardera pas un bon souvenir de son déplacement dans le Lot où 600 maires étaient rassemblés le vendredi 18 janvier à l'invitation du président de la République Emmanuel Macron. 
"Une ville en état de siège", "un camp retranché", "un débat sur la ruralité où à aucun moment on n'a permis l'expression en lien avec les sujets soulevés par les Gilets jaunes", "une organisation qui n'était pas à la hauteur". Le premier magistrat de Perpignan Jean-Marc Pujol ne cache pas son amertume suite au grand débat national organisé à Souillac.
 
Non seulement l'élu regrette de ne pas avoir pu s'exprimer contrairement aux maires de Saint-Laurent-de-la-Salanque et de Céret mais il ne cache pas non plus une certaine forme de malaise. "Pendant trois heures, les maires sont intervenus sur des sujets où finalement le président n'a que peu de prise. On s'est retrouvé devant un panel de revendications territoriales mais on n'a jamais évoqué les sujets liés à la colère sociale exprimée dans les périphéries urbaines. Je voulais porter ces revendications des Gilets jaunes mais on avait cette impression de débat téléguidé". 
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Jean-Marc Pujol a finalement adressé un courrier au président de la République. "Je lui ai écrit en pointant du doigt les revendications que j'ai entendues à l'écoute des Gilets jaunes. Ce sentiment d'éloignement des instances de décisions, cette impression de déclassement social pour des personnes qui travaillent et qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts ou encore cette colère face à ce qu'ils croient être des passe-droits pour les élites".
Pour ce qui est de l'intervention d'Emmanuel Macron devant les 600 maires rassemblés, l'élu perpignanais est partagé. "On a eu cette sensation de grand oral de l'ENA. Il a été clair sur sa politique de l'offre. En revanche, il a fait deux ouvertures : sur les 80 km/h et sur la réforme territoriale". 
Concernant la traduction politique de ces débats qui courent pour deux mois, là aussi, le maire se veut dubitatif. "Ce sera compliqué. Il faut revenir vers le peuple. Si tout le monde trouve un moyen d'expression, ce sera positif mais il faudra répondre à cette question : comment avoir en même temps plus de dépenses publiques et moins d'impôts ? Je reste persuadé que le fond du problème est le reste à vivre".
 
Article de Julien Marion
Paru dans l'indépendant du 23/01/2019

Voir les commentaires

Voilà, Monsieur le Président, les questions auxquelles nous devons répondre collectivement, sinon la vague nous emportera

18 Janvier 2019, 18:32pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Voilà, Monsieur le Président, les questions auxquelles nous devons répondre collectivement, sinon la vague nous emportera
Voilà, Monsieur le Président, les questions auxquelles nous devons répondre collectivement, sinon la vague nous emportera
Comme je l'avais annoncé sur mon blog : je me suis rendu ce jour, vendredi 18 janvier 2019, à Souillac, dans le Lot, répondant ainsi à l'invitation (comme d'ailleurs une quarantaine de maires des Pyrénées-Orientales) du Président Macron, dans le cadre du Grand Débat National.
Depuis le début du mouvement social, je rencontre les Gilets jaunes et j’essaie de comprendre leur mal être et leurs revendications. Cela a été le sens de mon intervention auprès d'Emmanuel Macron. Je me suis donc fait en quelque sorte le porte-parole pour exprimer toutes ces doléances recueillies depuis plusieurs semaines en mairie de Perpignan, ainsi que sur l'ensemble du territoire de la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) que je préside.
 
  • L’éloignement des instances de décisions de leurs préoccupations est le premier reproche.
  • Les décisions unilatérales qui s’imposent à eux sans concertation est le second.
  • Le sentiment de déclassement dans leur vie sociale par les difficultés à « joindre les deux bouts » est ressenti comme une injustice avec un non-dit que j’ai identifié. « Nous, nous travaillons et nous payons des impôts et c’est difficile. Nous n’avons droit à rien alors que certains, sans se lever le matin, perçoivent des allocations et autres qui les mettent quasiment au même niveau financier que nous. »
  • L’élite profite de passe-droits, de privilèges et d’avantages scandaleux.
  • Sous le prétexte de la transition écologique, on nous fait payer, et à nous seuls, son coût au travers de notre voiture qui reste notre seul espace de liberté.
Les collectivités sont associées à l’effort de redressement des comptes publics. Elles ont d’abord subi la baisse de la DGF sur la période 2014/2017, ce qui a fait économiser 10 milliards à l’Etat.
Sur 2018/2022, l’évolution des dépenses de fonctionnement est contrainte : objectif 13 milliards d’économie. 
 
Monsieur le Président, les collectivités jouent le jeu ! Tout comme dans l’organisation de ce débat avec le risque de devoir en assumer les écueils. Mais que l’Etat arrête de faire peser sur leur budget de nouvelles contraintes financières ou réglementaires. 
Ce que demandent nos concitoyens, c’est de la proximité, de la réactivité, de l’efficacité !
Monsieur le Président, je voudrais faire quelques propositions : 
I - : En matière de sécurité
  • Accorder le statut d’Agent de Police Judiciaire pour les agents de la Police Municipale, et maintien du statut d’OPJ pour ceux qui l’étaient dans leur précédente vie professionnelle. Possibilité d’effectuer des contrôles d’identité et des fouilles car à ce jour même sur un individu ayant un comportement suspect, en l’absence d’infraction commise à la loi ou aux arrêtés du maire, aucun contrôle n’est possible et cela parait essentiel.
  • Donner aux maires le pouvoir de fermer un établissement qui pose souci en termes de stupéfiants ou de vente illicite de cigarettes pour des durées à définir et au préfet pour les fermetures définitives.
  • Donner aux maires l’autorisation préalable d’ouverture de certains commerces afin d’éviter une trop forte concentration de commerces générant des nuisances.
  • Légiférer sur les bars à chicha en contradiction avec les lois de santé publique.
  • Donner à la Police Municipale l’accès aux fichiers (FPR et FOVES).
  • Dédier un OPJ à la Police Municipale dans chaque commissariat pour faciliter les interventions et les prises de décisions.
  • Alléger les formations en matière d’armement pour les anciens policiers, gendarmes ou militaires.
  • Utiliser la reconnaissance faciale et l’utilisation de drones.
 
II - : En matière d’habitat :
Rendre obligatoire la présentation d’un permis de louer pour déclencher le versement des aides de la CAF.
 
III - : En matière d’organisation des compétences
Autoriser les maires et les structures intercommunales à passer des conventions de gestion sans transfert de personnel pour permettre que les compétences liées à la proximité puissent être déléguées aux maires qui le souhaitent.
Voici, Monsieur le Président, les questions auxquelles nous devons répondre collectivement sinon la vague nous emportera.
 
 
 
 
 

Voir les commentaires

Courage, fuyons !

18 Janvier 2019, 12:05pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Les trois députés de La République En Marche (LREM) des P-O me reprochent dans un communiqué – paru dans L’Indépendant, en page 5, ce vendredi 18 janvier 2019 - je les cite : « d’avoir revêtu un Gilet Jaune (…) ».
En tant que maire (et le Président Emmanuel Macron ne s’y trompe pas en invitant les maires à le rejoindre dans le Grand Débat National, auquel d’ailleurs je participe ce jour à Souillac), je me dois d’écouter, de recevoir toutes les doléances de mes concitoyens. Au cas où ces trois députés LREM des P-O l’auraient oublié : les Gilets Jaunes sont des citoyens à part entière, comme les autres, ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Un élu, quel qu’il soit, doit savoir entendre leur colère, et pour cela il n’y a que le dialogue qui permet d’avancer. C’est la raison pour laquelle je me suis rendu – et je continuerai de le faire –  à la rencontre des Gilets Jaunes, dans les ronds-points, dans leurs manifestations, que j’en ai reçu certains en mairie ou encore invités lors de mes vœux à la population.
Oui madame et messieurs les députés, moi je ne crains pas de m’afficher avec les Gilets Jaunes, de discuter avec eux, sereinement, objectivement, sans violence, sans démagogie et sans instrumentalisation politique. Et ce n’est pas parce qu’on revêt un Gilet jaune qu’on est un casseur, ce que votre propos laisse hélas à penser.
Nelson Mandela a dit : « Nous travaillerons ensemble pour soutenir le courage là où il y la peur, pour encourager la négociation là où il y a le conflit, et donner l’espoir là où règne le désespoir ».
Avec mon équipe et la maire-adjointe en charge de la Sécurité publique, Chantal Bruzy, nous sommes en ville tous les samedis pour éviter les dégradations, dialoguer avec les Gilets Jaunes et soutenir les forces de l’ordre face aux casseurs. 
Nous n’y rencontrons d’ailleurs aucun des députés « En Marche » dont le mot d’ordre est « courage fuyons ».    

Voir les commentaires

J’irai à Souillac !

16 Janvier 2019, 16:41pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Ce vendredi 18 janvier 2018, je ferai partie des maires des Pyrénées-Orientales qui se rendront à Souillac, dans le Lot, à l’invitation du Président de la République Emmanuel Macron, pour apporter leur contribution au Grand Débat National. Plusieurs élus de la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole m’accompagneront, et notamment les maires de Canet-en-Roussillon (Bernard Dupont) et de Saint-Estève (Robert Vila), mais aussi nos deux sénateurs, François Calvet et Jean Sol.
Il faut y aller ! Nous devons entrer dans ce débat, pousser la porte déjà entr'ouverte de ce nouveau dialogue, même si je reste convaincu que les Gilets jaunes doivent y être associés de plus près et que, pour cela, il est essentiel qu’ils s’organisent en délégations représentatives sur l’ensemble du territoire.
On ne peut plus laisser le paquebot « France » tanguer de la sorte, dériver au milieu d’un océan de revendications sociales, pour la plupart légitimes. Peu importe l’opinion que l’on peut se faire d’un tel rendez-vous avec les Françaises et les Français, il faut entrer dans le Grand Débat National et tenter de sortir de cette crise historique.
Je ne suis pas un devin quant à l’issue de ce débat, mais je sais ce que j’en attends. En tant que maire, j’en serai simplement l’un des contributeurs et continuerai à être une sorte de messager, pour faire remonter jusqu’au sommet de l’État les inquiétudes, les attentes et les souhaits de mes concitoyens. Depuis le départ du mouvement des Gilets jaunes, il y a deux mois maintenant, j’ai eu l’occasion, dans ma ville Perpignan, de les rencontrer, de les écouter… Nous devons maintenant apporter des réponses concrètes face à leurs espérances et sortir de l’expectative en sursis… Entendons cette colère et traitons-la afin d’éviter que la violence ne puisse prendre le pas sur la vie démocratique et la paix sociale que nous devons tous, dans nos communes et au-delà, nous efforcer de protéger !
J’irai à Souillac !

Voir les commentaires

A propos du projet d’un second centre pénitentiaire à Rivesaltes…

15 Janvier 2019, 16:01pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Dans la matinée de ce mardi 15 janvier sous un soleil printanier, je me suis retrouvé avec tous les protagonistes du projet d’un second centre pénitentiaire (de 500 places) qui pourrait voir le jour sur le territoire de la commune de Rivesaltes, au nord de la Communauté Urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM).
Avec Frédérique Bour, Directrice de programme à l’Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice (APIJ), et les services de l’Etat directement concernés par cet ambitieux projet (dont l’Administration pénitentiaire, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, et France Domaine), nous avons été accueillis par le maire de Rivesaltes, André Bascou, vice-président de la métropole, dans son hôtel de ville, en présence de Ludovic Pacaud, secrétaire général de la préfecture des P-O.
Une réunion en mairie et une visite sur le terrain (au lieu-dit Mas de la Garrigue, secteur Nord) ont permis aux différents acteurs du projet d’évaluer les nombreux atouts et avantages d’une telle implantation. La métropole Perpignan-Méditerranée et la commune de Rivesaltes ont exposé la situation géographique et technique à propos du choix des terrains retenus et toutes les possibilités d’aménagement liées à ce foncier, les représentants de l’APIJ de leur côté ont présenté les caractéristiques requises et attendues pour la réalisation de ce projet.
Dès le mois de décembre dernier, dans une note adressée à Mme la Garde des Sceaux et ministre de la Justice, Nicole Belloubet, j’avais souligné tous les avantages pour l’implantation d’une Maison d’Arrêt à cet endroit-là : la métropole est propriétaire d’une réserve foncière de 250 903m² sur la commune de Rivesaltes : une situation privilégiée entre l’autoroute A9 et la RD 900, reliant Narbonne à l’Espagne en passant par Perpignan. Ainsi, le Palais de Justice est à 15 minutes. L’espace proposé se situe à proximité immédiate du péage autoroutier Perpignan Nord, d’une zone hôtelière, de l’aéroport international Perpignan-Rivesaltes-Méditerranée, sans oublier une accessibilité renforcée par la présence à moins de dix minutes des gares de Rivesaltes, Salses et Perpignan…
Ce matin, nous avons enfin pu aborder tous les éléments du dossier. In situ, l’absence de tramontane et un ciel particulièrement dégagé, lumineux, ont permis aux uns et aux autres de se faire une idée précise du cadre environnemental et de son parfait désenclavement.
Avec mon ami André Bascou, nous sommes très fiers de porter ensemble ce projet, au nom de nos deux collectivités locales, et surtout nous sommes particulièrement confiants à propos de sa faisabilité car, ce jour, celui-ci a reçu un accueil très chaleureux de la part de l’APIJ et de l’Administration pénitentiaire.
La réalisation de ce projet pourrait voir le jour à l’horizon 2022. Il permettrait de créer quelque 200 emplois au seul niveau du personnel pénitentiaire, sans compter donc les services induits.
A propos du projet d’un second centre pénitentiaire à Rivesaltes…
A propos du projet d’un second centre pénitentiaire à Rivesaltes…

Voir les commentaires

Mes vœux à la presse…

14 Janvier 2019, 15:59pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Ce lundi 14 janvier, à la mi-journée, à l’Hôtel de Ville, j’ai présenté mes vœux à la presse, devant une cinquantaine de journalistes et correspondants représentatifs de l’ensemble des médias couvrant quotidiennement l’actualité perpignanaise.
« L’année 2018 s’est achevée au plan social sur une note incertaine et dans la confusion. Le mouvement des Gilets jaunes marquera l’époque et les esprits, et restera gravé dans les annales de la mémoire collective, comme un certain mois de mai 1968… 2018 s’en est allée, vive 2019 ! et tournons la page, pour nous inscrire dans un autre registre, passer à autre chose, retrouver une certaine sérénité sans pour autant tirer un trait sur une certaine réalité économique et sociale, qui reste le vécu au quotidien de trop de personnes laissées sur le bord de la route. Parce que le moment des vœux est une période que l’on souhaite heureuse, résolument optimiste, je ne dérogerai pas à la règle tout en restant pleinement conscient, en alerte, sur les événements présents et les perspectives futures », voilà ce que je leur ai dit en substance lors de mon intervention.
Ce rendez-vous m’a permis de décliner la majeure partie des réalisations en cours, d’évoquer certains projets, de dresser le bilan de certaines actions, de faire un point sur les ambitions de l’équipe municipale et de la métropole Perpignan Méditerranée et ses trente-six communes pour le développement de notre territoire. Comme dans tout regard objectif sur la situation, il y a des satisfactions, mais également parfois des regrets et des doutes, des moments de tension, des pressions, des attentes, des rencontres, des objectifs étoilés, etc.-etc., tout cela contribue à façonner notre « histoire », nos histoires.
J’ai rappelé aux journalistes combien et comment leur rôle est essentiel : « Vous relayez l’information et reliez les gens entre eux. Vous communiquez de l’information quotidiennement, en temps réel avec les réseaux sociaux, et il en va de votre responsabilité de donner envie, de montrer ce qui marche et ne pas souligner systématiquement les choses qui ne vont pas. Oui, bien entendu,  il y a des choses qui ne vont pas, mais il y a tant de choses qui fonctionnent (…). Une fois de plus la presse a été prise à partie, le mouvement social en cours a pris pour cible les médias preuve que les journalistes sur le terrain font un travail difficile même si je ne suis pas toujours d’accord  avec vous je serai toujours à vos côtés pour défendre la liberté de la presse, qui est la liberté d’expression. Perpignan qui  accueille chaque année le festival du photojournalisme, Visa pour l’Image,  doit mener ce combat à vos côtés. Par exemple, il est absurde de voir aujourd’hui des équipes de journalistes se rendre sur le terrain d’événements encadrées par des vigiles, par des agents de sécurité ! Des journalistes menacés, insultés, agressés verbalement voire physiquement, presque lynchés… Leur seul tort, leur unique faute ? Couvrir un événement ! Récemment encore, à un journaliste parisien qui m’interviewait, je confiais : « Le jour où la France aura perdu sa liberté d’expression, c’est le jour où on clouera le bec au Canard Enchaîné, le jour où l’on interdira à cet hebdomadaire satirique de paraître… Nous serons alors devenus une dictature ». Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle année 2019. Riche en succès et joies personnels ».
Après une brève série de questions-réponses, comme le veut la tradition j’ai pu m’entretenir individuellement avec chaque journaliste qui le souhaitait en levant le verre de l’amitié.
Mes vœux à la presse…Mes vœux à la presse…

Voir les commentaires

Dali, vous allez pouvoir le voir en « peinture », grâce à des photographies !

8 Janvier 2019, 12:04pm

Publié par Jean-Marc Pujol

J’étais hier soir au Couvent des Minimes, puis au siège du journal L’Indépendant, à Perpignan, pour assister aux vernissages de deux remarquables expositions de photographies consacrées au Maître du Surréalisme et génial artiste catalan, Salvador DALI, immortel comme tous les Géants !

La première réflexion qui me vient à l’esprit : c’est la richesse du fonds photographique du quotidien L’Indépendant, grâce à ses collaborateurs ; une vie d’artiste inouïe que les photographes du journal ont su capter pendant plusieurs décennies, avec un talent aussi fou et incroyable que celui de DALI au bout de ses pinceaux, de son imaginaire, de ses citations permanentes et au bout de son parcours qu’en son temps la critique, au sommet de l’Art, n’a pas hésité à qualifier « d’hallucinatoire ».  Tout le mythe Dali est là. Ou presque.

Merci Mesdames et Messieurs les journalistes de L’Indépendant de nous ouvrir les portes de votre trésor dalinien jusqu’à la fin du mois de mars. Vos photos illustrent à merveille l’oeuvre et la mémoire d’un personnage haut en couleur, même lorsque celles-ci sont en noir et blanc, elles nous font entrer dans l’intimité de ses excentriques déclarations, que ce soit sur la Costa-Brava, à Céret… ou en gare de Perpignan. La ville de Perpignan n’oubliera jamais que c’est bien Salvador DALI qui lui a fait son plus beau cadeau en l’adoubant du titre fort enviable de « Centre du Monde » ! Peu importe de savoir quelles sont les conditions, les événements, la révélation, qui sont à l’origine d’une telle décision dans la bouche du Maître, l’essentiel est qu’aujourd’hui, des décennies plus loin, le propos perdure. Chaque jour, des visiteurs du monde entier viennent se prendre en selfie dans ce Centre du Monde.

Ebouriffant, extravagant, caricatural, abracadabrantesque, rocambolesque, thaumaturgique, prodigieusement bizarre… Le Maître, au-delà des adjectifs, des superlatifs, du vocabulaire, au-delà des mots et des sentiments, a nourri l’art contemporain international, ainsi qu’une certaine forme de philosophie française.

Qui, par exemple, à part lui DALI, aurait pu déclarer : « Il y a des jours où je pense que je vais mourir d’une overdose d’autosatisfaction » ? Ou encore : « L’unique différence entre un fou et moi, c’est que moi je ne suis pas fou ! ».

Je vous invite à courir voir ces deux expositions qui rendent le plus bel hommage que des photographes puissent faire à…  un génie de la peinture.

© Michel Clementz

© Michel Clementz

Voir les commentaires

Bonne année, bonne santé !

2 Janvier 2019, 16:09pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Bonne année, bonne santé !
L’année 2018 s’est achevée au plan social sur une note incertaine et dans la confusion.
Le mouvement des Gilets jaunes - quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, quels que soient les goûts et les couleurs des uns et des autres - aura marqué l’époque et les esprits, et restera gravé dans les annales de notre Histoire, de la mémoire collective, comme un certain mois de mai 1968… un demi-siècle plus loin. A la différence, peut-être, que personne ne les avait vu venir, ces Gilets jaunes, pourtant très « fluo ».
2018 s’en est allée, vive 2019 ! voudrait-on s’écrier pour tourner la page, s’inscrire dans un autre registre, passer à autre chose, retrouver une certaine sérénité sans pour autant tirer un trait sur une certaine réalité économique et sociale qui reste le vécu au quotidien de trop de personnes laissées sur le bord de la route.
Parce que le moment des vœux est une période que l’on souhaite heureuse, résolument optimiste, je ne dérogerai pas à la règle tout en restant pleinement conscient, en alerte, sur les événements présents.
L’INSEE nous apprend que la ville-centre du département, Perpignan, et d’une manière plus générale l’ensemble du territoire irrigué par la métropole Perpignan Méditerranée, affiche une santé démographique enviable. Les derniers chiffres publiés par l’Institut National de la Statistique sont certes encourageants, car ils témoignent en premier lieu d’une évidente dynamique et attractivité de la Communauté Urbaine, que nombre d’entre nous continuent d’appeler « L’Agglo ».
Les efforts de la Ville, de la métropole, sont récompensés. Les 36 maires de notre communauté urbaine ont beaucoup œuvré, depuis 2014, et de manière consensuelle, pour en arriver là, à ce résultat.
Depuis plusieurs années maintenant, la population de Perpignan et son bassin d’influence continue d’augmenter, de progresser, preuve en est, s’il le fallait, qu’on ne vit pas si mal que ça à Perpignan, dans la métropole, en Pays catalan, sous le soleil du Roussillon. Car on ne choisit pas de venir s’installer définitivement, en famille, à l’heure de la retraite, dans un endroit inhospitalier, désagréable, invivable… Je suis toujours frappé, chaque fois que je vais à l’étranger ou ailleurs en France, d’entendre un son de cloche totalement différent, à l’opposé, des grincheux, des ronchonneurs, voire des hargneux de service, certes minoritaires, qui expriment des sentiments d’une extrême mauvaise fois sur la ville dans laquelle ils vivent… et ce alors qu’ailleurs donc, on me dit : « Ah, vous habitez Perpignan, quelle chance ! On a l’impression lorsque on regarde la météo à la télé que le soleil ne brille toujours que pour vous… C’est qu’il doit se plaire dans votre région ! ».
Je ne vais pas entonner ici la chanson « C’est magnifique ! », ou sauter tel un cabri en clamant « Happy, happy », je conclurai mon propos de ce jour par cette citation de Mme de Sévigné : « Que cette année vous soit heureuse ; que la paix, le repos et la santé vous tiennent lieu de fortune ».

Voir les commentaires