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Palais de justice de Perpignan, du nouveau in situ…

4 Octobre 2018, 14:11pm

Publié par Jean-Marc Pujol

En date du 20 septembre dernier, j’ai reçu un courrier de la Directrice générale de l’Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice (APIJ) qui marque une étape importante dans le processus engagé pour maintenir le Palais de justice en cœur de ville.
Je rappelle que c’est là la volonté de l’équipe municipale que je préside.
Le Palais de Justice de Perpignan est vétuste et nécessite d’importants travaux.  Au cours de ces dernières années, l’Etat a envisagé différentes solutions.
Opposé à la construction  d’une cité judiciaire hors centre-ville, j’ai toujours considéré que l’agrandissement du Palais de justice devait se faire in situ.
Le parking Arago (dalle), à proximité immédiate du Palais actuel, permet avec les droits à construire qui y sont liés d’agrandit sur site le palais actuel.
Depuis plusieurs mois, ce scénario est retenu justement par l’APIJ. Les expertises réalisées et les discussions entre la Ville et l’APIJ permettent aujourd’hui d’arriver à un accord technique, financier et juridique. J’ai d’ailleurs confirmé à la Direction générale de l’APIJ, par un récent courrier en date du 1er octobre 2018, que s’agissant de cet important chantier la Ville de Perpignan et la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), ont déjà désigné via la Commission d’Appel d’Offre (qui s’est réunie la semaine dernière) le maître d’œuvre pour les travaux sur la dalle attenante.
J’ai précisé tout cela ce jeudi 4 octobre 2018, lors d’une conférence de presse.

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La France Insoumise qui dézingue Manuel Valls, c’est pas sérieux

4 Octobre 2018, 07:31am

Publié par Jean-Marc Pujol

Tout le monde a pu assister, devant son poste de télévision, son ordinateur, sur son Smartphone ou sa tablette, à la dernière intervention dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale de l’ex Premier ministre socialiste, Manuel VALLS, en tant que député de la République Française. Celui-ci a décidé de s’installer à Barcelone, où il est né, pour se présenter aux prochaines élections municipales (mai 2019) dans la capitale catalane.
Les parlementaires de La France Insoumise (LFI) ont saisi cette occasion médiatique pour brandir des pancartes « bon débarras » ou encore, pour certains d’entre eux, si l’on se fie aux commentaires nourris sur la toile Internet, attirer et électriser des propos indignes, d’un nationalisme pour le moins inquiétant. Cette attitude ne grandit pas leurs auteurs. Loin s’en faut. Certes, LFI nous a habitué à des comportements et réactions plus ou moins choquants, balourds, indécents, mais ici  les bornes ont été dépassées : les limites du respect républicain ont été atteintes et cela ne grandit certainement  pas le débat politique.
Par les temps qui courent, celles et ceux qui sont supposés représenter le peuple en siégeant dans les hautes instances des valeurs républicaines seraient mieux inspirés de réfléchir et de tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de parler.
Car l’attitude tapageuse manifestée, certes par une minorité gueularde, avant hier dans l’hémicycle, devant un ancien chef du gouvernement faisant ses adieux à l’Assemblée Nationale, n’est pas de nature à envoyer un bon signal à la population française. On peut s’exprimer sur le fond, on peut même tout dire et tout écrire, ou presque, encore faut-il respecter la forme et éviter les écarts de langage qui nuisent à la Démocratie et ne font que jeter de l’huile sur le feu du populisme.
Pour ma part, je préfère voir dans ce retour aux sources familiales, à Barcelone, du franco-catalan Manuel VALLS, un candidat libre qui se présente dans un pays libre. C’est une chance !
Peu importe l’étiquette, l’ambition, l’émotion, le contexte, peu importe les frustrations et l’indignation que cela peut faire naître chez les uns ou chez les autres, l’essentiel c’est cette Liberté que permet l’Europe d’aller et de venir, de se projeter n’importe où sur un territoire que nous avons en commun et en partage.

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En arrêtant le fugitif Redoine FAÏD, les policiers mettent une grande claque au chroniqueur Yann MOIX

3 Octobre 2018, 10:59am

Publié par Jean-Marc Pujol

Ce mercredi 3 octobre 2018, à 4h du matin, les policiers de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI), ont interpellé le fugitif Redoine FAÏD, qui s’était évadé spectaculairement (en hélicoptère) de la prison de Réau, il y a trois mois de cela. Le prisonnier en cavale s’était réfugié dans son quartier du Moulin, une cité sensible de la commune de Creil, située dans le département de l’Oise, en région parisienne.
Cette arrestation sonne aussi comme une grande claque au chroniqueur autoproclamé « polémiste », Yann MOIX, qui, le 22 septembre dernier, avait accusé honteusement les policiers de « se victimiser » et de « chier dans leur froc » face à l’insécurité, dans l’émission « Les Terriens du samedi » animée par Thierry ARDISSON sur la chaîne de télévision C8.
J’ai déjà eu l’occasion, sur ce blog, de condamner la violence de ces propos particulièrement virulents, insupportables et inadmissibles de Yann MOIX, qui avait d’ailleurs ajouté que, je le cite encore une fois, « la police française n’avait pas les couilles d’aller dans les cités dangereuses »…
Les policiers de la BRI viennent de lui prouver le contraire.
Précisons que son mea culpa n’y aura rien fait, puisque plusieurs syndicats de Police viennent de décider d’attaquer l’écrivain en justice pour « diffamation » et « insultes ».

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« La gratuité en matière de transport collectif, c’est l’augmentation de la fiscalité assurée ! »

2 Octobre 2018, 14:36pm

Publié par Jean-Marc Pujol

« La gratuité en matière de transport collectif, c’est l’augmentation de la fiscalité assurée ! »
Imaginez un pays, une ville, où tout serait gratuit comme l’air qu’on respire : l’électricité, l’essence, les transports, les concerts, les vêtements, les boissons, les livres, le gaz…
Depuis quelques jours, des experts – chercheurs ou élus - défilent au travers des médias pour nous expliquer de long en large et en travers la nécessité de « rouler gratis », en ce qui concerne les transports en commun.  Le ton est donné : à lire la presse nationale et locale, on voit bien qu’ils sont en pleine stratégie du « lobbying ». Ils nous « vendent » leur plan de circulation, ou plutôt leur « Plan de Déplacement Urbain », comme un art de vivre reposant sur une nécessité sociale incontournable durablement. A les en croire : la mise en place de ces « bus gratuits » serait même devenue indispensable pour notre dynamisme économique et notre qualité de vie, l’une des clés de la mobilité urbaine pour chasser la voiture polluante de nos centre-ville !
Alors, du journal Le Monde au quotidien L’Indépendant, en passant par la PQR (Presse Quotidienne Régionale), même refrain, mêmes exemples : Aubagne, Dunkerque, Niort… des villes où l’on peut rouler gratis (en bus).
Depuis toujours, et avec encore plus d’énergie depuis que je suis maire de Perpignan et président de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), j’affirme – et je le martèlerai tant que je serai aux responsabilités – que la gratuité ça n’existe pas. Car au final, il y a toujours quelqu’un qui paie ! Sur le territoire de PMM, 20% des recettes du transport collectif proviennent de la billetterie « passagers ». En l’absence de l’encaissement du paiement des usagers, il faudra bien trouver un moyen de combler ce déficit. Aller le chercher dans la poche des entreprises ? Je précise que c’est ce qui se fait déjà en grande partie avec le versement « transport », obligatoire pour les entreprises qui emploient plus de 11 salariés. En rajouter une couche ne serait ni réaliste ni sérieux de la part d’un gouvernement qui prétend vouloir redynamiser l’économie en allégeant les charges financières des entreprises. Si aujourd’hui les gens peuvent payer un billet de bus à un tarif relativement bas, c’est justement parce que ce sont les entreprises qui mettent la main à la poche. La gratuité érigée en système de fonctionnement nous obligerait donc à supprimer le prélèvement obligatoire sur les entreprises. Et ce alors même que partout dans le monde en général, et en Europe en particulier, les gouvernements tentent d’alléger les charges dues par les entreprises. Resterait alors l’unique solution, celle d’augmenter les impôts… C’est ce que la gratuité entraînerait. La gratuité en matière de transport collectif, c’est l’augmentation de la fiscalité assurée ! 
Derrière le prix d’un titre de transport, il n’y a pas que le coût du « voyage », du carburant, de l’entretien du véhicule, des personnels… Il y a également le prix de l’innovation, des opérations de maintenance, de renouvellement du parc, des investissements différés, la gestion des déplacements et des voiries des trente-six communes de PMM. Il y a aussi le prix des projets de longue haleine, à partir d’études préalables, afin que notre territoire, une fois maillé correctement et solidement, puisse se concrétiser.
Avec l’équipe qui m’entoure dans le fonctionnement de notre collectivité territoriale, PMM, je suis prêt à recueillir tous les avis, toutes les idées, encore faut-il qu’ils soient tout simplement réalisables. Comme le souligne le journaliste Jean-Michel BEZAT dans Le Monde daté de ce mardi 2 octobre, en citant l’économiste libéral Milton FRIEDMAN : « Un repas gratuit, ça n’existe pas ».

 

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Perpignan, une ville qu’on aime

2 Octobre 2018, 10:01am

Publié par Jean-Marc Pujol

(Je me suis permis d’emprunter sur le facebook du dernier-né des restaurants en centre-ville, Le Mess, cette photo. Elle illustre à la fois la richesse de notre patrimoine architectural et la dynamique des acteurs privés qui oeuvrent quotidiennement et passionnément pour la « Destination Perpignan », que ces commerçants-là soient au pied du Castillet, places Arago et République, ou sur les avenues et boulevards qui irriguent tout le centre-ville).

(Je me suis permis d’emprunter sur le facebook du dernier-né des restaurants en centre-ville, Le Mess, cette photo. Elle illustre à la fois la richesse de notre patrimoine architectural et la dynamique des acteurs privés qui oeuvrent quotidiennement et passionnément pour la « Destination Perpignan », que ces commerçants-là soient au pied du Castillet, places Arago et République, ou sur les avenues et boulevards qui irriguent tout le centre-ville).

Samedi dernier, dans le centre-ville, j’ai eu l’occasion de discuter avec un couple de retraités originaires de Dijon et en résidence secondaire dans le Haut-Vallespir.
Ces sexagénaires, qui m’ont été présentés par une amie commune, n’ont pas été avares en éloges pour décrire leur séjour perpignanais, évoquant pêle-mêle « un patrimoine architectural remarquablement bien entretenu », « des commerçants particulièrement accueillants », « des rues passantes animées », « des terrasses de café conviviales », « un centre-ville propre et dans lequel on se sent en sécurité » (…).
Ce regard extérieur sur notre ville est très précieux. Car il permet de se faire une idée autrement de nos atouts dont souvent, nous Perpignanais, n’arrivons plus à percevoir une certaine réalité, certes touristique mais en même temps économique. C’est ce regard, primordial, qui nous permet de mettre en place des produits de qualité (circuits, visites, animations…), qui  guide notre réflexion sur des  investissements et des infrastructures pour développer l’offre,  c’est ce regard qui vient également compléter le « vivre ensemble ».
Pour nous élus, il s’agit là d’un indicateur qui ne peut être que positif quant à l’impact social et économique. Je tiens, à travers ce témoignage, à féliciter les acteurs privés (commerçants, artisans, restaurateurs…) et le monde associatif, respectueux de notre ville, du territoire, qui participent pleinement à sa promotion, et ce notamment en accueillant comme il faut et comme il se doit ces visiteurs, en valorisant une certaine qualité de vie perpignanaise. Qu’ils sachent que la municipalité que je préside sera toujours à leurs côtés pour les accompagner dans cette « mission d’ambassadeurs », que chaque fois que nous le pourrons nous serons Là, inventifs, imaginatifs, créateurs d’ambiance et d’attractivité, tout en prenant bien garde de ne pas ni saturer ni défigurer les lieux de vie des habitants.

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Les géants ne sont pas immortels…

1 Octobre 2018, 14:16pm

Publié par Jean-Marc Pujol

« Hier encore » Charles AZNAVOUR était de passage dans le petit écran, interviewé pour la énième fois sur « Mes amis, mes amours, mes emmerdes ».
« Et pourtant », qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, qu’il soit à Tokyo, Paris, Londres, en Arménie ou à son domicile des Alpilles, il était « Tous les visages de l’amour » et de la vie : qui n’a pas dansé, chanté, aimé, pleuré, préféré, admiré, désiré, eu envie, sur l’une de ses plus de 1 200 chansons aux paroles inoubliables, aux refrains éternels ? Qui n’a pas brûlé pour « Emmenez-moi » ? Entre « La mamma » et « Trousse-chemise », Il jouait « Le cabotin » pour « Les comédiens ». Ou peut-être l’inverse.
Avec lui, Charles AZNAVOUR, nous n’avons pas vu le temps passer, pendant au moins sept longues et belles décennies, tellement il était « For me… Formidable ». Lui encore qui nous rendait « Heureux avec des riens », qui portait sur lui par sa sagesse et son énergie le fameux vivre-ensemble, « Comme ils disent ».
« Désormais », il faudra faire sans lui. Charles AZNAVOUR nous a quittés ce lundi 1er octobre, il était âgé de 94 ans. Il s’en est allé depuis sa « Bohème » estivale du sud de la France.
Oui, maintenant, « Que c’est triste Venise ! ».
Les géants ne sont pas immortels…

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Attention « Fake news » !

29 Septembre 2018, 11:00am

Publié par Jean-Marc Pujol

Ce n'est pas en assénant des contre-vérités à longueur de journée que l'élu « Frontiste » M. Xavier BAUDRY arrivera à convaincre les Perpignanaises et les Perpignanais. Car qui est capable de dire un mensonge est susceptible d'en dire cent !
Evoquant le maire de Levallois-Perret, M. BAUDRY annonce sur les réseaux sociaux que « les élus de la Ville de Perpignan avaient augmenté de 600% leurs indemnités »... C'est évidemment faux. Il s'agit là d'une « fake news ».
M. BAUDRY pense être un expert en la matière, lui qui perçoit 100% de ses indemnités d'élus à la Région comme à la Ville. Mais tous les élus perpignanais, lui en déplaise, ne sont pas à mettre dans la même besace que M. BAUDRY. Loin s'en faut. Et c'est tant mieux.
Le maire de Perpignan a lui baissé ses indemnités de 60%... et les autres membres de la Majorité municipale de 20% par rapport à ce que la loi les autorise à percevoir.
M. BAUDRY devrait mieux s'informer avant de balancer n'importe quoi. C'est sa propre crédibilité d'élu qu'il entache en agissant de la sorte. Heureusement que le ridicule ne tue pas !

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Consternation, stupéfaction…

27 Septembre 2018, 15:38pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Pour un simple différend à cause de son chien, il semblerait, le propriétaire de l’animal a ce matin mortellement poignardé en pleine rue du centre-ville le responsable de la Police municipale et Directeur général adjoint des services de la Ville de Rodez (Aveyron).

La victime, Pascal Filoé, était père de trois enfants.

Je suis atterré. Ce drame vient une fois de plus nous rappeler l’exposition quotidienne des agents municipaux, quels qu’ils soient, quel que soient leurs grades, à des situations qui peuvent vite basculer, dégénérer. Tout cela est insupportable. Décidément, quelque chose ne tourne plus rond dans notre société. Pour une histoire de muselière à son chien, un individu a décidé d’abattre froidement un autre homme, de briser de manière irréversible une famille.

Le meurtrier était connu des services de Police uniquement pour des délits de droit commun.

Je connais bien l’Aveyron, cette magnifique terre rouergate, et plus particulièrement la ville de Rodez. Je mesure donc encore plus, combien et comment ce jeudi 27 septembre 2018 restera comme une triste date dans la mémoire collective ruthénoise. J’ai immédiatement adressé mes sincères condoléances à la famille de M. Filoé, ainsi qu’à ses proches et à ses collègues de travail,  par un mot de soutien envoyé à Christian Teyssèdre, le maire de Rodez. J’ai appelé des amis à Rodez pour tenter de comprendre l’insoutenable, l’inimaginable. Je sais leur douleur immense, je les imagine inconsolables. Je partage leur douleur.

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On ne sait jamais ce qui nous pend au bout du rap…

27 Septembre 2018, 13:29pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Nick CONRAD y est arrivé, enfin… à se faire connaître !
Avec un titre racoleur, inquisiteur, « Pendre Le Blanc », avec un texte-authentique-bréviaire-de-haine qui appelle au meurtre, le voilà désormais confortablement installé par les réseaux sociaux sur la plus haute marche du podium du buzz, grâce à son clip de rap qui fait scandale sur internet.
Certes, il y a encore des « sans neurones » pour lui trouver des excuses : « c’est de la provocation, un point c’est tout » ; « si la fachosphère ne l’avait pas monté en épingle personne en parlerait » ; « c’est de l’humour au second degré, il sait bien qu’on ne pend pas un homme sur sa mine »…
Comment peut-on entendre des gens trouver des circonstances atténuantes à une telle idéologie de violence, à de tels propos insupportables et inquiétants ? Mais dans quel monde vivons-nous ?
Mais, même inconnu, même suivi confidentiellement sur la toile et « liké » par un seul pouce, on n’a pas le droit de tenir, d’illustrer et de diffuser un tel message d’incitation à la haine. Car avec ce rappeur-à-deux-balles nous ne sommes plus dans la bravade ou l’agacerie, nous sommes dans la brutalité totale, dans le « cartel » !
Qu’un auteur distille ses révoltes contre la société en les mettant-en-scène musicalement, nous avons déjà vu cela, mais un tel déchaînement dans l’agressivité et dans l’avilissement de l’Homme, une telle fureur dans les mots et avec les maux ne peut que relever du médical, de la « psy ».
Cela n’empêche pas que la Justice doit passer, car le cas de figure et d’irascibilité qui nous concerne ici est d’une extrême gravité. Il est grand temps de mener une réflexion autour d’internet pour, pourquoi pas, mettre en place un code déontologique de bonne conduite. Comme il existe un CSA pour les chaînes de télévision en France, ne pourrait-on pas imaginer un CSA pour l’Internet ?
Je rappelle que la semaine dernière, ce sont des images d’un viol collectif dans notre région qui ont circulé sur la toile ! Aujourd’hui, c’est un auteur-compositeur-interprète qui vient nous assommer avec un scénario incroyable, inimaginable tellement choquant. Nous n’avons pas oublié le duo infernal des deux rappeurs, Booba et Kaaris, déclenchant une bagarre spectaculaire et détruisant une boutique de duty free à l’aéroport d’Orly… pour faire le buzz ? On raconte même que, depuis cette affaire, pendant leur séjour en prison, les deux rappeurs auraient vendu plus de disques que durant leur carrière… Drôle d’époque, où la communication se fait (et se mesure) proportionnellement à l’envers du talent !

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Messieurs les « plumitifs-de-salon », arrêtez de tirer sur les forces de l’ordre !

27 Septembre 2018, 09:47am

Publié par Jean-Marc Pujol

Alors que depuis quelques semaines les « bobos-guignolos » et autres plumitifs-de-salon qui ont table ouverte dans le PAF (Paysage Audiovisuel Français) se succèdent au bout de la lorgnette du petit-écran, ou des réseaux sociaux, pour cracher leur venin sur les forces de l’ordre, je tiens en tant que maire de Perpignan à apporter mon entier soutien aux policiers, aux gendarmes, aux sapeurs-pompiers, à la Justice.
Le dernier (en date) à cracher sur la Police est le chroniqueur-écrivain-réalisateur Yann MOIX qui n’a pas hésité à interpeller sur le plateau de la chaîne C8 deux représentants des forces de l’ordre - venus témoigner de leur quotidien - dans des termes particulièrement grossiers : « La peur au ventre, vous n’avez pas les couilles d’aller dans des endroits dangereux ».
De tels propos abjects mériteraient certes d’être coupés au montage de l’émission (si celle-ci n’est pas diffusée en direct), mais surtout ils doivent être sanctionnés.
Par les temps qui courent, personne, et encore moins un « leader d’opinion médiatique » comme M. MOIX, dont la voix porte dans une certaine partie de la société, n’a le droit de jeter en pâture, de livrer à la vindicte populaire, des policiers qui, quotidiennement, sont confrontés à des menaces, à des agressions physiques, à des intimidations sur leur propres familles, à des scènes « de guerre » même, à des pressions, etc. Agir ainsi est totalement irresponsable.
A Perpignan, et c’est aussi vrai ailleurs je le sais, quoi qu’en dise et quoi qu’en pense M. MOIX, les forces de l’ordre investissent les quartiers les plus sensibles avec les moyens du bord, mais policiers,  gendarmes et sapeurs-pompiers vont au contact des populations pour les rassurer, pour maintenir le lien social. Selon les missions des uns et des autres, ils vont également dans ces secteurs parfois « oubliés » de la République pour traquer les narcotrafiquants, les dealers de tous poils. La tâche est rude, compliquée, difficile, dangereuse. Pas facile de faire un métier – Qui n’est pas un simple « job » ! – où vous êtes accueillis à coups de parpaings, où l’on vous jette des télés et des « frigos » sur la tête depuis certaines barres d’immeubles, quand on ne vous tire pas dessus avec une Kalachnikov !
Oui les temps sont rudes pour les policiers et les militaires engagés dans notre protection, dans le maintien de l’ordre, dans la sécurité des personnes et des biens. Les forces de l’ordre ont besoin d’être encouragées plutôt que salies par des propos ignobles et immondes qui ne font que conforter les voyous dans leur détermination à enflammer la République.
A Perpignan, depuis des semaines, et le journal L’Indépendant s’en fait l’écho régulièrement dans ses pages de faits-divers, de « gros poissons » tombent entre les mailles du filet judiciaire. Aujourd’hui encore, on apprend l’arrestation de l’auteur de coups de feu (9mm) qui au début de l’année avait suscité l’émoi dans le quartier du boulevard Kennedy. Plus de 8 mois d’une enquête minutieuse qui aura  permis au final de neutraliser toute une bande de dealers, entre Béziers et Perpignan. La semaine dernière, d’autres trafiquants évoluant dans la Cité « Les Oiseaux » ont été placés en détention.

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