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Qu’avez-vous fait Mme Neuville pour empêcher les P-O de devenir un bastion du Front National ?

14 Avril 2017, 13:10pm

Publié par Jean-Marc Pujol

En ce Vendredi Saint, sur pratiquement une pleine page, dans les colonnes du journal L’Indépendant, « notre » secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, Mme Ségolène Neuville, en appelle à la lutte – sans armes, ouf ! – contre le Front National. Les mots sont directs, la pensée sévère, voire sectaire (comme l’est celle de ceux à qui elle s’oppose), l’objectif lui est carrément pathétique.
Qu’a fait Mme Neuville, aux commandes du Département avec ses amis politiques depuis 1998 pour ces derniers, pour freiner, contenir ou au moins ralentir la percée, ou plutôt désormais « la trouée » du FN sur le sol roussillonnais ? Rien. Le FN dans les P-O, c’est 64 000 voix au 2ème tour des élections départementales de mars 2015. Le FN dans les P-O c’est 69 688 voix (41,7% des suffrages exprimés) lors des élections régionales, en décembre 2015…
Sur le ton d’Apocalypse Now, Mme Neuville nous la joue dramatique, la main sur le cœur (Qui est à gauche dans le corps humain bien sûr). A chaque rendez-vous électoral, la gauche nous a habitué à agiter le diable FN pour mieux nous faire peur. C’est la même chanson, le même inépuisable (mais attention pas inusable) refrain. Entre deux élections, avec la même gauche (incarnée localement par Mme Neuville) aux commandes des Départements, des Régions, de l’Etat : la situation économique et sociale reste désespérément inquiétante pour la très grande majorité des Françaises et des Français : faible croissance économique, pouvoir d’achat en berne, inégalités criantes persistantes, fiscalités à la hausse, pressions diverses sur le monde du travail, etc.-etc.
Je me souviens d’un temps où le député lozérien Jacques Blanc, alors secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture (de Raymond Barre), avait apporté à la Lozère son département une belle notoriété et des retombées économiques considérables à partir de son mandat dans le gouvernement. Pour un peu, il aurait pavé d’or les routes entre La Canourgue et Florac via Mende. En tout cas, il s’est attelé à accélérer le développement de son territoire. Je pourrais citer également le Biterrois Jean-Claude Gayssot, qui fut ministre des Transports (de Lionel Jospin) , et qui apporta une nouvelle et incontestable dynamique au réseau ferroviaire sur son territoire, dans l’Hérault.
Mais « notre » ministre, Mme Neuville, en place dans le gouvernement de Manuel Valls puis de Bernard Cazeneuve, depuis très exactement 3 ans et 5 jours !, qu’a-t-elle (r)apporté à notre, à « son » territoire ? Rien. Elle aurait pu jouer les « teignouses », battante et intraitable pour imposer la route à quatre voies entre Perpignan et Prades, ou entre Perpignan et Cerbère via surtout le pôle économique portuaire essentiel de Port-Vendres… Elle aurait pu, elle aurait dû !, faire avancer le TGV une bonne fois pour toutes. Il fallait qu’elle roule pour notre département, pour une fois, depuis bien longtemps, que nous avions un(e) ministre en poste. Cette fonction devait lui permettre d’être poc a poc influente, pour le moins.
Mais non. Cette place au sein du Gouvernement ne lui a même pas permis d’imposer notre identité territoriale, le Pays Catalan, dans le nom de la nouvelle Grande Région « Occitanie » dessinée par et pour ses amis socialistes…
Selon les bons mots de Mme Neuville, défendre notre territoire c’est se débarrasser du FN… et bien sûr d’expulser du territoire tous ceux qui votent pour le FN ? Un point c’est tout. Donc les habitants des P-O continueront d’être parmi les plus défavorisés de France, de regarder les trains passer… et de voter avec plus de détermination pour le FN. Car ce n’est pas ainsi Mme Neuville que vous ferez barrage au FN. Depuis trop longtemps maintenant les citoyens français sont mécontents de la performance de leurs élites politiques. Et ils n’hésitent plus, hélas, à s’ouvrir vers des solutions de rechange dangereuses parce que clairement autoritaires.

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Un dirigeant de France Télévision ne veut pas entendre (parler de) l’accent catalan !

13 Avril 2017, 15:38pm

Publié par Jean-Marc Pujol

C’est incroyable ! C’est une histoire comme seule la République Française est capable d’en créer, d’en inventer… d’en faire des tonnes avec !
Figurez-vous qu’un certain Pascal Doucet-Bon, directeur-adjoint des rédactions de France Télévision (le service public), aurait décrété lors d’une interview : qu’il n’envisageait pas une seconde l’idée de recruter « un journaliste qui aurait l’accent à couper au couteau d’un Perpignanais »…
Incroyable, mais vrai !
Avant de s’interroger sur le fait de savoir si pareille information ne relève pas de la diffamation, voire de l’injure publique, au travers de la loi sur la discrimination, osons élever le débat face à un individu qui tient des propos pour le moins « enclavés ». Commençons par lui rappeler que France Télévision est aussi financée (son salaire compris) par tous les contribuables français, qu’ils résident sur le plateau de l’Aubrac, dans le XVIème arrondissement de Paris, en Guyane ou dans le Vallespir.
Loin d’être à la hauteur pour, peut-être, faire face aux problèmes d’audience récurrents que rencontre France Télévision, M. Doucet-Bon semble avoir trouver là un moyen d’enfumer l’opinion publique, en général, les professionnels des medias en particulier, en trouvant des boucs-émissaires.
Faut-il lui rappeler que nombre de personnalités françaises sont nées ou ont vécu sous le soleil du Roussillon, avant de devenir célèbres à Paris et dans le monde entier ? C’est le cas du Maréchal Joffre (originaire de Rivesaltes), du physicien et astronome François Arago (d’Estagel), de l’écrivain-député et président de l’ORTF Arthur Conte (natif de Salses-le-Château), des chanteuses et actrices Dani Graule et Charlotte Julian (de Perpignan), du prix Nobel de littérature Claude Simon (Salses), de l’auteur et parolier d’Edith Piaf et Gilbert Bécaud, Louis Amade (Ille-sur-Têt), l'humoriste Mathieu Madénian (Saleilles)… jusqu’au chanteur Cali (Vernet-les-Bains). Etc.-etc., la liste pourrait s’allonger à l’infini. Ou presque. Leur accent ca-ta-lan ne les a pas empêché de réussir, de percer, de s’imposer.
Faut-il encore ajouter à cette liste Pablo Casals (et son festival à Prades), Antonio Machado (enterré à Collioure)… Salvador Dali qui a fait de la gare de Perpignan « Le Centre du Monde »… Et aussi : les « fauves » Derain, Dufy et Matisse qui ont produit les plus belles œuvres du « fauvisme » sous le soleil du Roussillon, exactement.
Et Jean Lassalle, cet autre Pyrénéen, député de la 4ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques, parmi les 11 candidats à l’élection présidentielle de 2017, dont l’accent vient nous rappeler tous les jours de la campagne électorale qu’il s’agit bien d’une élection française… Faudrait-il l’interdire d’antenne, sur le service public, sous le seul prétexte qu’il a « un » accent ? Qu’il a « de » l’accent !
Tout cela n’est pas sérieux, M. Doucet-Bon.
Nous ne sommes pas des Français « par défaut » ou de « seconde zone », parce que notre accent ne vous conviendrait pas. L’Histoire nous a (dé)montré que ce sont de tels propos qui ont souvent alimenté les gâchis, les brimades et les persécutions. Vivez plutôt « la France des accents » comme une richesse de ses terroirs, comme un atout de ses territoires, comme une diversité de sa pensée… Même « face de bouc » a su tirer profit de la mélodie de nos intonations, de la tonalité et de la prononciation « à la française » dans la Révolution numérique !

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J’apporte mon soutien total aux pompiers

13 Avril 2017, 11:00am

Publié par Jean-Marc Pujol

Cette semaine, alors qu’ils intervenaient pour éteindre un incendie, signalé dans un quartier de Perpignan, les soldats du feu sont tombés dans une embuscade : le feu n’existait pas, en revanche les sapeurs-pompiers ont dû faire face à un groupuscule de voyous recherchant l’affrontement. Crier « au feu ! » serait donc devenu une distraction pour certains, une manière de tuer le temps ? Quelle bêtise ! Quelle idiotie. Ont-ils mesuré un seul instant les conséquences de leur geste ? Car pendant qu’ils convoquent des pompiers pour une intervention qui s’avère être au final inexistante, c’est peut-être une vie qu’ils empêchent d’être sauvée ailleurs.
Alors qu’ils restent au palmarès des métiers parmi les chouchous des Français – ces derniers saluant régulièrement et unanimement leurs actions et leur courage au travers d’enquêtes réalisées au plan national – les pompiers, ces acteurs de la sécurité civile, sont depuis une grosse décennie la cible de nombreuses agressions, au moins autant que les gendarmes et les policiers, comme si leurs uniformes faisaient d’eux des représentants des forces de l’ordre. Le phénomène est hélas en hausse sensible.
Comme les chauffeurs de bus, les enseignants, les postiers, les médecins, appelés à exercer dans des zones dites « sensibles », pour ne pas dire « hostiles », les pompiers font l’objet d’attaques au sein d’une société qui, jour après jour, en apparence en tout cas, perd pied dans ses propres repères. Un comble pour des soldats du feu dont la devise est : « servir et protéger ». Il ne faudrait surtout pas l’oublier !

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Transports : la Métropole affirme sa solidarité avec les personnes à mobilité réduite

11 Avril 2017, 15:11pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Ce mercredi 12 avril, à 11h, lors d’une conférence de presse en présence du maire de Pollestres, Daniel Mach, vice-président délégué aux Mobilités, et de Thierry Balix, président du Groupement pour l’Insertion des personnes Handicapées Physiques du Languedoc-Roussillon (GIHP-LR) – association reconnue d’utilité publique - j’aborderai le soutien qu’apporte annuellement la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) dans le transport des personnes à mobilité réduite. Je sais que c’est là un sujet prioritaire, de tous les jours, pour Daniel Mach, dans le cadre de sa délégation. La tâche est certes immense, mais c’est là une ambition quotidienne, un projet permanent, qui doit permettre à chacun d’accéder à n’importe quelle activité comme n’importe quel autre citoyen résidant sur notre territoire.
Qu’il s’agisse de rejoindre son domicile, une activité professionnelle, un établissement scolaire, un centre commercial, un service public, un parc de loisirs, etc.-etc., chacun a les mêmes droits et la collectivité doit assumer ses devoirs.
Cette année, PMM apporte un soutien à hauteur de 442 700€ au GIHP-LR. L’an passé, sur le seul territoire de PMM, 18 372 personnes à mobilité réduite ont été transportées. Depuis plusieurs années, ce chiffre est en constante progression : 17 604 en 2015, 16 968 en 2014…
PMM investit de par ailleurs dans de nombreux sites aux abords d’abribus pour faciliter l’accession de tous. Je le répète, la tâche est immense, nous le savons tous, mais elle est essentielle pour coller à notre « Vivre ensemble ». Le transport est un pilier de la politique d’accompagnement des personnes à mobilité réduite. Cet accompagnement s’appuie sur la sécurité, le confort, sur de l’innovation aussi, mais également sur une souplesse des horaires et des trajets, sur des investissements continus et bien sûr indispensables.

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Présidentielle : la dernière ligne… droite !

10 Avril 2017, 14:43pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Nous y sommes. Nous y voilà ! C’est aujourd’hui lundi 10 avril 2017, le 1er jour de la campagne officielle du 1er tour de l’élection présidentielle. Conséquences : tout est désormais minuté, millimétré, millésimé (…) pour chacun des 11 candidats, en attendant donc le vote du dimanche 23 avril.
François Fillon, le candidat vainqueur de la primaire de la droite et du centre, maintient le cap. Le succès de son meeting d’hier à Paris, qui a rassemblé plus de 25 000 personnes, en est une belle preuve s’il en fallait une. En tant que référent départemental de François Fillon, j’appelle maintenant de tous mes vœux l’ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy, et l’ancien Premier ministre, Alain Juppé, à faire un geste fort, historique, en se montrant aux côtés du candidat François Fillon, main dans la main, pour ce qui serait alors la plus belle et la plus porteuse d’espoir des photos de famille. Alors que dans la plupart des autres camps politiques « coups bas » et « trahisons » sont à la manœuvre, ce geste d’Union médiatico-historique dans le contexte que nous traversons à la veille d’une élection capitale et hors norme !, susciterait j’en suis convaincu optimisme, espérance ; il ferait naître de nouvelles aspirations au point de consolider et d’élargir la base électorale de François Fillon. Nous devons montrer aux électeurs-trices de France que le programme de notre candidat est de loin le meilleur et le plus réaliste, que notre candidat bénéficie de la confiance pour occuper les habits de la fonction suprême, que ses idées sont concrètes et non virtuelles, que pour notre démocratie libérale et notre ordre constitutionnel François Fillon est la meilleure garantie.

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Emmanuel Macron à la télé : silence radio !

7 Avril 2017, 10:31am

Publié par Jean-Marc Pujol

Hier soir, l’ancien ministre de l’Economie dans un gouvernement socialiste, Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle et fondateur du mouvement En Marche !, était l’invité de « L’Emission politique » diffusée sur France 2.
Emmanuel Macron avait devant lui plus de deux heures pour s’exprimer, pour dérouler ses intentions élyséennes, pour balayer les rumeurs le concernant… Ce matin, dans les medias : silence radio ! Entre l’intervention militaire américaine la nuit dernière en Syrie, et la vraie-fausse promesse (une de plus !) de François Hollande, son mentor, à propos de de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (reportée aux calendes grecques) : pas de traces, ou si peu, du passage du candidat Macron la veille sur France 2.
Que faut-il en conclure ? Que le candidat Macron a déçu ? Qu’il n’a pas été à la hauteur ? Du coup, le protégé des medias ne fait pas recette, même les éditorialistes semblent bizarrement l’avoir oublié, boudé ou snobé.
En attendant : les ambiguïtés autour de son projet, de ses ambitions, de ses soutiens, demeurent. La phrase cultissime prononcée à son encontre – « Vous êtes toujours d’accord avec tout le monde M. Macron ! » - par un autre candidat à la présidentielle, François Asselineau, lors du grand débat, mardi dernier, diffusé sur BFMTv et CNews, continue de lui coller à la peau. Aucune idée neuve dans son programme dont on a déjà du mal à cerner les contours. Concernant M. Macron, doit-on se résoudre au fait que la nécessaire transformation de notre société, aux plans économique et social, se réduit à sa seule personne, ou à s’afficher en couple à la « Une » de la presse people ? A deux semaines à peine du grand rendez-vous avec les Françaises et les Français, cela est plutôt inquiétant pour l’avenir de la France.

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Perpignan, ville jeune !

6 Avril 2017, 10:26am

Publié par Jean-Marc Pujol

Dans de nombreux secteurs d’activités, Perpignan affirme sa jeunesse. Que ce soit dans le domaine culturel ou dans celui des sports, cette jeunesse contribue au succès et au rayonnement de la ville. Le retour de l’université en centre-ville accentuera incontestablement ce phénomène dès la prochaine rentrée.
Il suffit également de parcourir les réseaux sociaux, de double-cliquer sur internet, pour toucher du doigt la créativité artistique en général, musicale en particulier, qui s’y exprime. De nombreuses installations sportives, des festivals, des scènes populaires, alimentent cette ferveur.
Avec l’équipe qui m’entoure, nous suivons en permanence l’évolution de cette jeunesse afin « d’interagir » pour essayer de l’accompagner dans ses projets, dans ses ambitions, dans ses souhaits.
La programmation d’un festival des musiques électroniques, « l’Elrow Town », s’inscrit dans cette logique. Il ne s’agit pas de créer un festival de plus, de mieux - la commune du Barcarès est indétrônable (et ce n’est pas le but) avec son désormais légendaire Electrobeach qui tient le haut de l’affiche estivale, s’agissant de ce genre musical – il est question ici, dans une période localement plutôt calme, juste avant la rentrée des classes et le top-départ de Visa pour l’Image, d’installer un événement dans un instant propice. Comme l’annonce le journal L’Indépendant paru ce jour, ce sera effectivement le samedi 26 août, en partenariat avec la Casa Musicale à l’Arsenal.
Avec les week-ends « City Break » et, entre autres, les célèbres Jeudis de Perpignan, qui consacrent notre métropole au niveau du tourisme familial, avec la réhabilitation et l’extension du Musée d’Art Rigaud, avec l’arrivée dès la prochaine rentrée universitaire d’un demi-millier d’étudiants dans son centre historique, avec le renouveau des quartiers dû à l’aménagement des fameuses berges de la Têt, avec une succession de compétitions et de rendez-vous sportifs, Perpignan-la-Catalane manifeste – de manière visible, encourageante et engagée - sa volonté de positionner toute sa jeunesse dans les starting-blocks de l’Avenir.

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Un débat télévisé… pour candidats en mal de médiatisation

5 Avril 2017, 13:33pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Comme on s’y attendait : le débat télévisé d’hier soir entre les 11 candidats à l’élection présidentielle a surtout donné lieu à une impossible discussion. Certes, les « candidats minoritaires » (aux yeux des sondeurs) ont trouvé là une tribune, parfois inespérée pour, à l’image du candidat de l’extrême gauche, pousser un coup de gueule à résonance médiatique qui, au final, se résumera être un coup d’épée dans l’eau. Comme toujours. Etre populiste ne signifie pas pour autant être populaire. Et, faut-il le rappeler ?, la haine n’a jamais été un chemin en politique.
Bref, les « candidats minoritaires », chacun à leur manière, avec plus ou moins d’élégance, de brio, de convictions et de pragmatisme, de colère également, d’originalité aussi, ont tenté de se démarquer. Ils ont essayé. Certains auront connu et vécu leur quart d’heure (dix-sept minutes plus précisément) de gloire.
Personnellement, ce serait plutôt l’organisation d’une telle « arène politique » qui m’a dérangé, car le débat politique n’en est pas ressorti grandi. A quoi cela sert-il, par exemple, d’inviter un public ami (ou familial) de chaque candidat, de le positionner derrière son poulain face aux caméras, pour s’offusquer ensuite sur le plateau (comme l’ont fait les journalistes pour interrompre des applaudissements) de ses réactions nettement visibles à l’écran ? Selon les intervenants, nous avons assisté en direct, en arrière-plan des candidats, à un concours de grimaces, de rictus, à une suite de grises-mines, de froncement de sourcils… Il ne manquait plus qu’un doigt dans le nez ! Il faut se rendre à l’évidence : derrière chaque candidat, c’est un décor neutre qui doit être privilégié si l’on veut, à l’avenir, éviter des pantalonnades qui nous renvoient davantage dans les coulisses de la Foire du Trône que dans le débat présidentiel. Laissons cette atmosphère aux commentateurs du Café du Commerce.
Car à l’arrivée, rien, ou presque, sur les programmes des uns ou des autres. S’agissant de la thématique de l’Europe, on peut rendre à Charles de Gaulle – lequel une fois de plus a été cité ! – sa célèbre phrase : « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !... mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien ».
François Fillon a eu raison de ne pas répondre aux coups bas. Par sa sérénité, par la prudence et la justesse de son propos s’agissant de défendre ses idées, convictions, son programme et l’avenir de la France pour les prochaines cinq années, il a une fois de plus démontré qu’il est l’homme de la situation. Cerise sur le gâteau : sa brillante anaphore sur le « président exemplaire » a suffi à faire taire les attaques de ses adversaires.

 

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Dix-sept minutes

4 Avril 2017, 15:21pm

Publié par Jean-Marc Pujol

C’est le temps de parole en moyenne dont disposera chacun des 11 candidats à l’élection présidentielle présents ce mardi 4 avril en soirée sur le plateau télévisé de BFMTv et CNews.
« Petits » et « grands », favoris et outsiders, challengers et favoris, et vice-versa, se retrouveront donc dans un exercice inédit, que les organisateurs essaient depuis plusieurs jours de nous vendre telle une banale opération de marketing. Le coup médiatique aura-t-il lieu ? Pour cela, les chaînes qui retransmettront l’événement devront faire mieux que TF1 qui, le 20 mars dernier, en invitant « seulement » cinq des participants à la course élyséenne, avait réussi l’exploit d’attirer près de 11 millions de téléspectateurs devant le petit écran.
Le format, le nombre d’invités, les particularités sous-jacentes, autant que les particularismes d’ailleurs, seront à la manœuvre afin de tenter de réitérer les coulisses de l’exploit…
En attendant, quand on sait qu’un bon lecteur arrive à lire en moyenne 80 pages d’un livre en une heure, beaucoup et beaucoup moins – à peine 3 à 10 ! - s’agissant d’un journal comme Le Monde, par exemple (si on devait ramener ce temps de lecture à l’équivalence d’un Quotidien), selon que l’on en ferait une lecture intégrale ou sélective, selon la méthode de calcul arrêtée… On se dit que notre cerveau a intérêt à bien s’organiser si on ne veut rien manquer du programme des uns et des autres.
La question demeure, s’agissant d’un tel « casting » télévisé, qu’en attend-t-on : se tenir informer ?, se faire une opinion ?, prendre connaissance d’un semblant de programme ?, guetter la faute ?, compter les points ? relever les coups bas ?, chercher l’erreur ?... Dix-sept minutes pour convaincre. Ou pour perdre la partie entière. A moins de trois semaines maintenant du 1er tour.
En attendant, le candidat de la droite et du centre, François Fillon, qui va au contact des Françaises et des Français sur le terrain, depuis des mois, a raison d’être confiant, d’afficher une certaine sérénité : il est l’un des rares, pour ne pas dire le seul, dans cette course élyséenne, à afficher un programme clair et net, chiffré en toute transparence, comme on élabore un vrai budget d’Etat tout simplement. Un programme, sincère et efficace, qui plus est connu de tous. Ce soir, François Fillon pourra donc s’exprimer avec une certaine aisance, avec un certain temps d’avance, pour se détacher du peloton… Lui seul peut incarner l’alternance et donc le changement.

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Etre au service de tout le territoire

3 Avril 2017, 14:39pm

Publié par Jean-Marc Pujol

Dans le cadre de ses compétences en matière de développement économique, Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) accompagne la création d’entreprises et donc d’emplois. C’est en additionnant les atouts et les richesses des terroirs de notre territoire qu’ensemble nous pourrons agir concrètement et entreprendre. Rééquilibrer notre espace territorial au travers de programmes, par le biais de stratégies et de dispositifs économiques, c’est ainsi que nous arriverons à convaincre et à mobiliser les investisseurs, à rendre la Métropole encore plus attractive… et plus solidaire !
PMM souhaite développer une zone d’activités économiques sur la commune d’Estagel. L’objectif, approuvé lors du dernier Conseil de communauté en date du jeudi 30 mars 2017, est d’implanter une enseigne commerciale unique, après réalisation des travaux de viabilisation primaire. La superficie totale de l’unité foncière concernée est d’environ 19 820 m² (pour un prix total estimé à 119 884 euros).
Le Conseil de communauté a décidé de solliciter l’intervention de l’Etablissement Public Foncier Local (EPFL) Perpignan-Pyrénées-Méditerranée afin d’assurer la maîtrise foncière ; d’autoriser EPFL à procéder à toutes les acquisitions nécessaires sous réserve bien sûr de l’obtention d’un accord écrit préalable de la collectivité et de la signature des conventions de portage liées à chaque acquisition.
Etre au rendez-vous des défis soulevés par l’époque, être au service du territoire : c’est bien entendu notre rôle, notre mission, le devoir de PMM ! L’artisanat, le commerce de proximité, la promotion de l’entreprenariat, ce sont-là autant de secteurs d’activités qui irriguent un tissu social, qui permettent à une population de se fixer, qui encouragent le développement économique. C’est la force d’un territoire !

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